Zigzaguer en ligne droite

par Benoît Simard
Zigzaguer en ligne droite
Benoît Simard

Collaborer au Journal est une belle opportunité. Dans une certaine mesure, on contribue à la vie communautaire, culturelle et active de chez nous, par le biais de quelques mots et idées. Les idées, elles viennent habituellement loin des crayons ou des claviers. Habituellement, ça implique un peu de sueur… et des douleurs musculaires. C’est l’aventure, et c’est ce dont j’aimerais divaguer avec vous au fils des prochaines chroniques.

 

On va se le dire, avec ce qui se passe actuellement, la vie communautaire, elle va avoir besoin de communauté dans les prochaines semaines! Ça sera un prétexte pour ressortir de vieilles histoires, question de préparer les prochaines.

Bon, zigzaguer en ligne droite, c’est quoi ça? On sait d’où on part, on pense savoir où on veut se rendre, mais qui sait exactement ce qui va se passer entre les deux? En fait, on sait rarement quand ça commence à être une « vraie » aventure. Et tu ne sais pas nécessairement quand ça se termine, sauf quand c’est fini.

Parfois l’aventure se déroule dans l’arrière-cour et te saute dessus sans que tu t’y attendes. Tu te réveilles un matin, embarques sur Le P’tit Train du Nord sans déjeuner, en te disant que tu pars seulement pour un petit tour.

Premier constat : t’es rendu à Sainte Agathe chez Couleur Café. Deuxième constat, t’avais pas rempli ta bouteille d’eau, t’es parti sans argent et il te reste 60 km à faire pour retourner à la maison… #truefact.  Si seulement on pouvait avoir un vent de dos perpétuel.

Faut dire que j’ai eu un bon entraînement en termes de plans un brin décousus. De bons mentors se sont chargé de me rendre plus souple quant à l’adaptation aux diverses situations pouvant se présenter à moi. Pour vous donner une idée, le premier entraineur que j’ai eu se nomme René Levesque (le vrai, pas celui que vous pensez). Haut comme trois pommes, professeur d’éducation physique au primaire, il semblait branché sur 600 volts en permanence. Bonjour l’hyperactivité.

Un exemple parmi tant d’autres, alors que nous nous préparons pour une course à vélo reliant Chicoutimi au Lac Beauport vers la fin août. Il fait moche, il vente, il pleut et le thermomètre est pingre en Celsius. La première journée se termine au milieu du Parc des Laurentides, on apprend qu’il neige peut-être à l’arrivée. Un peu inquiet quant à ma tenue vestimentaire, je m’enquis auprès du coach. Il me répond grosso modo que « seuls ceux qui ne veulent pas gagner vont porter du linge long ». Quand t’as 18 ans pis que ton entraîneur te dit ça, c’est clair que t’enlèves ton collant pis que tu gardes juste un cuissard court. Au final, le tiers des participants a abandonné et deux ou trois cas d’hypothermie ont été signalés, mais j’ai fini et j’ajoutais une première couche à ma carapace d’aventurier. On n’est pas obligé d’être brillant pour briller.

La majorité du temps, faut simplement faire confiance à la vie et avoir un peu d’eau dans ses bidons. Parce que l’on peut pas tout prévoir, et partant du principe que tout peut arriver, soyons prêts à tout! Gardez vos distances, préparons nos prochaines sorties dans le confort de nos tanières, le Soleil va ressortir bientôt.

Bon zigzag les aventuriers!

Benoit Simard
redaction@journalacces.ca

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julie seguinLouis Blanchard Auteurs de commentaires récents
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Louis Blanchard
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Louis Blanchard

Bien dit!

julie seguin
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julie seguin

quel beau texte ! merci de partager ton énergie !!! julie