(Photo : Nordy - Archives)

300 000 $ pour bonifier l’accueil au parc du Mont Loup-Garou

Par Alexane Taillon-Thiffeault (Initiative de journalisme local)

Le parc du Mont Loup-Garou recevra un appui financier de 300 000 $ du gouvernement du Québec afin d’améliorer ses infrastructures d’accueil. L’annonce a été faite le 26 février par la députée de Bertrand, France-Élaine Duranceau, au nom de la ministre du Tourisme, Amélie Dionne.

La somme est accordée à Plein air Sainte-Adèle dans le cadre du Programme de développement de l’offre touristique des parcs régionaux (DOTPR). L’organisme devra injecter 100 000 $ supplémentaires, pour un investissement total de 400 000 $ au parc du Mont Loup-Garou.

Un parc « victime de sa popularité »

Depuis son ouverture en 2021, le parc connaît une croissance soutenue de son achalandage. « On est à plus de 25 % d’augmentation par année depuis les dernières années. C’est énorme », souligne le président de Plein air Sainte-Adèle, Daniel Bergeron. Il précise toutefois que ces données reposent notamment sur les ventes de billets et de cartes de membre, puisqu’aucun système de comptage automatisé n’est encore en place.

Cette popularité accrue entraîne des défis, particulièrement en période de pointe. « Le parc est un peu victime de sa popularité. À l’automne et durant les grandes journées d’hiver, les stationnements débordent, ce qui causait des nuisances pour les riverains », explique M. Bergeron.

Le projet prévoit donc l’agrandissement du stationnement P2, situé plus loin de la rue, afin de limiter les impacts dans le voisinage. L’objectif est de garder les véhicules à l’intérieur des aires prévues à cet effet.

Des installations modernisées

Au-delà du stationnement, les travaux viseront à améliorer l’expérience des visiteurs. Les espaces d’accueil seront réaménagés, le bâtiment principal sera optimisé et le parc sera doté d’eau potable. La capacité des blocs sanitaires sera également augmentée, une demande récurrente de la clientèle.

Le projet inclut aussi l’installation de compteurs automatiques afin de mesurer l’achalandage en continu, 24 heures sur 24, toute l’année. Ces données permettront de mieux planifier le développement futur du site.

De plus, ne partie de l’aide financière servira à optimiser la diffusion de l’information sur l’état des sentiers. En plus des mises à jour déjà publiées sur le site Web et les réseaux sociaux, un panneau physique sera installé à l’accueil. « On pourrait avoir un panneau éducatif avec un voyant rouge, jaune ou vert pour témoigner de l’état des sentiers de ski de fond, de randonnée ou de vélo », précise M. Bergeron. Cet outil technologique viendrait bonifier les plateformes numériques déjà utilisées.

Un moteur économique régional

Dans le communiqué, la ministre Amélie Dionne rappelle que « les parcs régionaux sont des piliers de notre destination » et qu’ils contribuent au dynamisme des économies locales. De son côté, France-Élaine Duranceau souligne que le tourisme constitue « un moteur de croissance économique majeur » pour la circonscription de Bertrand.

Pour Daniel Bergeron, le rôle du parc dépasse la simple activité récréative. « Les grands espaces de plein air sont un des premiers éléments attractifs pour les gens qui souhaitent s’établir à Sainte-Adèle ou dans les environs », affirme-t-il. Le parc constitue également un maillon central du réseau régional de sentiers et un attrait phare pour la clientèle touristique des Laurentides.

Des aménagements soucieux de l’environnement

Le programme DOTPR impose des critères environnementaux. Plein air Sainte-Adèle prévoit limiter l’impact des travaux en choisissant des terrains plats afin de réduire les mouvements de sol et l’importation de matériaux. Les matériaux seront sourcés localement et les nouveaux aménagements conserveront un maximum de couverture végétale, avec des surfaces perméables et des îlots de verdure.

Le projet est actuellement en phase de conception détaillée. Un appel d’offres devrait être lancé au cours des prochaines semaines, avec un début des travaux prévu cet été. L’objectif est de compléter l’essentiel des interventions d’ici novembre, bien que certains éléments pourraient être « à compléter à la saison suivante », conclut Daniel Bergeron, qui remercie le gouvernement pour son appui et laisse entendre que d’autres projets d’amélioration pourraient être annoncés dans les prochains mois.

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