Le conseil a identifié cinq site qui sont à l'étude dans la politique d'accès à l'eau, dont le lac Marois. (Photo : Nordy - Sébastien Fleurant)
|

Accès à l’eau : Réaction mitigée des citoyens

Par Marie-Catherine Goudreau

La politique de l’accès à l’eau que souhaite mettre en place le conseil municipal de Sainte-Anne-des-Lacs suscite beaucoup de réactions opposées chez les citoyens. Lors de la séance du 12 septembre dernier, plusieurs résidents riverains ont manifesté leurs craintes si l’accès à leur lac devenait public.

La Municipalité a révélé les cinq sites qui sont à l’étude dans sa politique d’accès à l’eau. Il s’agit des lacs Loiselle, Guindon, Cupidon, Marois et Caron. Ces lacs ont été choisis puisque la Municipalité est propriétaire, ou en voie de l’être, d’un terrain aux abords de ces lacs.

Actuellement, le conseil est encore en processus de consultation avec les citoyens. Ces derniers peuvent envoyer leurs commentaires sur le projet de politique à l’adresse courriel : leaupourtous@sadl.qc.ca.

Puis, du 23 septembre au 13 octobre, le conseil produira un mémoire qui sera rendu public dès le 14 octobre. Des consultations publiques sont prévues le 26 octobre à 19 h et le 29 octobre à 10 h.

Droits acquis

Un mémoire a été déposé lors de la période de questions par un citoyen, afin de « suspendre toutes les procédures pour rendre l’accès au lac Guindon public ».

Plus de 300 personnes avaient acheté un droit d’accès notarial à ce lac. Ils ont donc accès à une plage privée. Toutefois, le propriétaire du terrain a cédé le terrain à la Municipalité pour 1 $. Les citoyens déplorent ne pas avoir été consultés à ce sujet, et ne veulent pas perdre leur accès privé, ainsi que le montant investi. « Plusieurs courtiers immobiliers ont évalué l’accès au lac à 30 000 $ par propriétaire terrien », a affirmé un des citoyens qui a pris la parole.

La mairesse, Catherine Hamé Mulcair, affirme que cette situation sera considérée pour la politique d’accès à l’eau. « On est très sensible à cette réalité et on va rencontrer les gens concernés pour voir ce qu’on peut faire avec eux et comment on peut gérer le dossier », a souligné Mme Hamé Mulcair.

Épisode d’algues bleu-vert

De plus, le 7 septembre dernier, la Municipalité a détecté des occurrences d’algues bleu-vert et de fleurs d’eau dans les eaux du lac Guindon. Des mesures préventives ont par la suite été prises pour avertir les citoyens de ne pas se baigner ou faire des activités dans l’eau.

Le Service de l’environnement a inspecté le lac Guindon les 15 et 16 septembre derniers. Il n’a relevé aucune évidence de la présence de cyanobactéries au pourtour du lac. On explique sur la page Facebook de la Municipalité que les concentrations de cyanobactéries « ont seulement diminué à des niveaux normaux et ne sont désormais plus visibles à l’oeil nues ».

Si vous pensez avoir détecté des algues bleu-vert ou des fleurs d’eau au lac Guindon, vous pouvez communiquer avec la Municipalité : 450 224-2675.

Contamination

Plusieurs citoyens craignent que l’accès public à un lac puisse encourager la prolifération de cyanobactéries. La mairesse rappelle toutefois qu’il n’y a pas de lien entre le lavage des embarcations et les cyanobactéries.

Selon le ministère de l’Environnement du Québec, plusieurs facteurs favorisent la prolifération des algues bleu-vert, « comme la température élevée de l’eau, le faible courant, la stagnation de l’eau ou les changements climatiques ». Toutefois, le « principal coupable est le surplus de phosphore ».

« Il y a une confusion entre le myriophylle à épis, qui est une plante envahissante, et les cyanobactéries », explique John Dalzell, président de l’Agence des bassins versants de Sainte-Anne-des-Lacs (ABVLacs). « Les cyanobactéries sont un phénomène naturel, il n’y a pas d’intrusion avec les embarcations. […] De notre côté, on encourage une éducation des citoyens par rapport à cela. »

NOUVELLES SUGGÉRÉES

0 Comments

Submit a Comment

Votre adresse courriel ne sera pas publiée.

Ce site est protégé par reCAPTCHA et les politiques de confidentialité et conditions de service de Google s'appliquent.