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Écrasement aux Îles-de-la-Madeleine

Par Thomas Gallenne

Réaction du monde politique au décès de Jean Lapierre

À l’annonce de la tragédie aérienne survenue le 29 mars aux Îles de-la-Madeleine ayant emporté le chroniqueur et homme politique Jean Lapierre, plusieurs membres de sa famille ainsi que les deux pilotes, le député fédéral et chef du Bloc Québécois, Rhéal Fortin a fait part de sa peine, et a exprimé ses condoléances aux familles et aux proches des victimes.

« Comme tout le monde, je suis sous le choc d’apprendre une aussi terrible nouvelle, a déclaré M. Fortin. Au nom du Bloc québécois, je tiens à offrir mes condoléances à la famille Lapierre, à la famille Beaulieu ainsi qu’à celles des pilotes. Puissiez-vous trouver la force de surmonter cette épreuve ensemble, avec vos proches, mais aussi à travers le soutien de l’ensemble des Québécoises et des Québécois. »
Madelinot d’origine, Jean Lapierre a fait son entrée en politique en 1979 en tant que député de Shefford au sein du Parti libéral du Canada de Pierre Elliott Trudeau. Réélu en 1980, M. Lapierre se démarque en 1984 en devenant brièvement le plus jeune ministre fédéral, à l’âge de 28 ans, avant d’être réélu dans l’opposition la même année. M. Lapierre obtiendra une quatrième fois la confiance des électeurs de Shefford en 1988. Ce mandat sera mouvementé alors que des dissensions autour des discussions de Meech et de la chefferie libérale sont la trame de fond de la politique canadienne. En 1990, Jean Lapierre, partisan de l’accord du lac Meech et militant du camp Paul Martin à la chefferie libérale, claque la porte du parti à la suite de l’échec des négociations et de l’élection du nouveau chef Jean Chrétien. C’est alors qu’il devient le leader du groupe parlementaire qui deviendrait le Bloc québécois.
C’est dans les médias par la suite que M. Lapierre devient la personnalité publique incontournable qu’il aura été jusqu’à sa mort. D’abord à CKAC puis à TQS, sa vaste connaissance de la politique canadienne et ses talents oratoires en font un animateur hors pair. Il revient toutefois à ses premières amours lorsque Paul Martin, nouveau chef du Parti libéral canadien et premier ministre, en fait son lieutenant au Québec et son ministre des Transports. Il est élu en tant que député d’Outremont en 2004 au sein d’un gouvernement Martin minoritaire, puis en 2006 en tant que député d’opposition. L’appel du micro se fait à nouveau ressentir alors que Jean Lapierre quitte son poste de député d’Outremont pour devenir l’un des chroniqueurs politiques les plus en vue du Québec au 98,5 FM et à TVA.
« C’est une lourde perte que nous subissons aujourd’hui. Jean Lapierre était une véritable bête politique, un passionné comme il s’en voit peu. Nous nous souviendrons de sa verve, de son humour et de sa longue carrière au service des Québécoises et des Québécois », a conclu Rhéal Fortin.

PKP s’exprime

Le chef de l’opposition officielle et député provincial de Saint-Jérôme, Pierre Karl Péladeau, a également réagi suite à la tragédie qui a marqué le Québec.
« Plus que la tristesse, c’est l’incompréhension ainsi qu’un profond sentiment d’injustice qui nous habitent en ces moments difficiles, alors que plusieurs membres d’une même famille ainsi qu’un équipage ont péri au cours d’un même accident. Nous pensons bien sûr aux familles touchées et aux gens des Îles. Au nom de toute l’équipe du Parti Québécois, j’offre mes sincères condoléances aux proches des victimes de cette tragédie. Nos pensées vous accompagnent. »
Il poursuit : « Plus particulièrement, je tiens à exprimer ma vive sympathie aux proches de Jean Lapierre et de son épouse, Nicole Beaulieu. M. Lapierre a été un politicien et un analyste politique respecté autant de la population, des artisans du monde des médias que des femmes et des hommes politiques. Nous pouvions sentir son amour profond pour la politique, pour ses rouages et pour celles et ceux qui ont fait le choix du service public. En toutes circonstances, il commentait l’actualité avec une passion contagieuse, un vocabulaire coloré et un franc-parler qui le définissaient si bien. Avec les années, Jean Lapierre s’est imposé comme un vulgarisateur hors pair et un communicateur politique incontournable. Le public appréciait Jean Lapierre, et celui ci, accessible et généreux, le lui rendait bien. Nous perdons, aujourd’hui, une voix et un visage que nous aimions et qui nous manqueront. Jean Lapierre, salut, salut! », conclut Pierre Karl Péladeau.

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1 Comment

  1. Gisele Poirier tassé

    Je suis très attristée de la mort de Jean Lapierre ,mon mari et moi l’ont suivi pendant des années à la. Radio et à la télé
    Mes sincères sympathies à toute la famille et à celle de son épouse
    Ce fut un grand choc d’apprendre son décès.Des hommes comme lui ne devrait pas partir si jeune.

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