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(Photo : Courtoisie)
Le pierrier (formation géologique datant de la dernière glaciation) situé sur le Mont-Kaaikop avec vue du lac Legault en bas.
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Mieux conserver nos forêts

Par Marie-Catherine Goudreau

Il y a maintenant 7 ans, la coalition pour le Mont-Kaaikop a été créée dans le but de préserver ce territoire qui était menacé par les coupes forestières. Aujourd’hui, l’organisme continue de soulever des fonds, d’approfondir ses recherches et d’assurer la sauvegarde d’un territoire qui compte des forêts très âgées qui doivent être protégées.

 

L’histoire derrière ce mont

Depuis 2013, des bénévoles travaillent pour la conservation du Mont-Kaaikop. Le territoire entre actuellement dans les zones forestières de production, c’est-à-dire qu’il est possible qu’il soit assujetti à des coupes forestières. Toutefois, depuis la création de la coalition, des avancements ont été réalisés, notamment grâce à la population qui s’est levée contre les coupes forestières. En 2014, la coalition a gagné une injonction contre le gouvernement pour faire arrêter le projet de coupe qui allait être entamé à ce moment.

Claude Samson, président de la coalition pour le Mont-Kaaikop, nous raconte qu’à l’époque, la consultation qui avait eu lieu ne respectait pas les normes, d’autant plus que le processus qui avait pour but de régler le différend était biaisé. Ainsi, le gouvernement s’est alors prononcé sur ce jugement et a affirmé vouloir se conformer à celui-ci, c’est-à-dire que dans le cas d’un éventuel projet de coupe forestière, la coalition et la société seraient consultées préalablement. Pour l’instant, aucun projet de coupe forestière ne se dessine à l’horizon, ce qui est positif pour l’organisme et pour le territoire.

Leur but

Cette année, la coalition cherche à établir une caractérisation plus détaillée de la montagne grâce aux recherches universitaires et à la campagne de financement qui permet ces études. « Caractériser le territoire, c’est ressortir plus en profondeur les attributs environnementaux d’un territoire. Auparavant, nous n’avions pas fait la caractérisation sur un trop grand échantillonnage, car nous n’avions pas le temps ni les ressources », explique M. Samson. Grâce aux 85 000$ qui ont été amassés et investis en études diverses, la coalition a donc pu mandater une firme privée qui a relevé des forêts très âgées, parfois centenaires ainsi que plusieurs autres caractéristiques particulières à ce territoire.

Ils travaillent actuellement sur le plan de valorisation et de protection du Mont Kaaikop dans lequel on y trouvera une vingtaine d’actions à réaliser au cours des quatre prochaines années. Enfin, la coalition souhaite qu’une aire protégée de catégorie III soit créée pour couvrir le secteur : c’est la meilleure solution, selon eux. En fait, elle permettrait de satisfaire aux différentes opinions et de répondre aux besoins de la société, soient d’accéder au site tout en protégeant la faune et la flore ainsi qu’en continuant les études et recherches.

Le Mont-Kaaikop en bref

Le site du Mont-Kaaikop comprend le massif du Kaaikop, les terres publiques environnantes et un corridor de biodiversité reliant le Mont-Tremblant, le mont Kaaikop, le territoire mohawk de Tioweroton et l’aire protégée projetée de la Forêt Ouareau. Il s’agit du deuxième plus haut sommet de la région des Laurentides, avec ses 838 mètres de hauteur.

Source : www.kaaikop.com

 

Petit guide pour prendre soin de nos forêts

Un bouleau jaune de plus de 150 ans qui est situé dans une des zones des coupes qui étaient planifiées. La Coalition l’a sauvé … jusqu’à ce jour. Photo : Courtoisie

Plusieurs moyens existent pour contribuer à la conservation et l’entretien des milieux naturels, notamment en encourageant les organismes de plein air qui sont souvent constitués de bénévoles ou en faisant des dons pour la recherche sur la faune et la flore.

Vérifier les règlements à l’entrée des sentiers et y porter attention : chaque parc ou réserve possède différentes restrictions dû à leur titre. Certains territoires sont destinés aux activités récréotouristiques, alors que d’autres plutôt à la conservation.

S’il est interdit de camper dans le secteur, c’est pour une raison. Pour faire du camping sauvage, il y a des territoires et secteurs qui l’autorisent, il suffit de vérifier avant sur le site de la ville ou du parc.

Lorsqu’une interdiction de feu est émise, il est important de la respecter, un simple tison qui s’échappe peut-être à la cause d’un feu de forêt.

 

Adapter et adopter des comportements respectueux

La réserve naturelle Alfred-Kelly. Photo : Archives

Comme chaque année, la réserve naturelle Alfred-Kelly doit composer avec certains comporte-ments nuisibles à l’environnement.

Cette année est particulière en raison de l’engouement touristique pour la province et de la proximité de la réserve avec la ville de Saint-Jérôme. Étant donné que les gens ne peuvent pas voyager ailleurs, ils se tournent vers les attraits touristiques de la région, mais parfois sans prendre connaissance des règlements en vigueur. Il a été observé selon les affirmations de Francisco Retamal Diaz, coordonnateur de projets pour Conservation de la nature Canada, qui administre notamment cette réserve, que les visiteurs cette année ne sont pas tous des visiteurs habituels, c’est-à-dire qu’ils ne sont pas familiers et sensibilisés au contexte de conservation de la réserve.

Un statut particulier

L’objectif de cette réserve : « être un sanctuaire [lieu protégé contre toute agression] pour la faune et la flore locale », nous explique le coordonnateur de projets, et c’est pourquoi autant de restrictions sont applicables sur le territoire. Il nous rapporte également que les problèmes se situent davantage au niveau des vélos de montagne et des chiens qui ne sont pas permis sur ce territoire.

C’est qu’en effet, les chiens sont des prédateurs pour certaines espèces qui vivent dans cette réserve, donc s’ils sont présents, leur odeur le sera aussi et les autres animaux laisseront désertes certaines parties du territoire, alors qu’il est censé être réservé pour ces derniers. « Si on permettait les chiens, cela irait à l’encontre de notre mission : nous sommes censés offrir un sanctuaire, mais les chiens feront en sorte que les animaux n’utiliseront pas l’habitat que l’on protège pour eux », poursuit M. Retamal Diaz. Quant aux vélos, les conséquences seront multiples, notamment sur la flore puisque les sentiers seront élargis et cela créera de l’érosion.

Enfin, il nous mentionne que la situation actuelle est encore sous contrôle, mais qu’il est important d’effectuer des rappels à la population quant aux règlements, toujours dans l’objectif de protéger la faune et la flore.

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