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Editorial
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Notre année

Par Production Accès

L’année est (presque) terminée. Elle a commencé comme une mauvaise reprise de 2020 et, malheureusement, semble vouloir se terminer de manière semblable. Mais regarder l’année qui vient de passer avec amertume serait faire fi du chemin parcouru, des beaux moments qu’on y a vécu, et des beaux jours qui restent à venir.

L’année dernière, nous accueillions avec joie et soulagement la fin, enfin, de 2020. C’était le moment de laisser derrière nous cette année maudite, incertaine, mortelle, frustrante. Cependant, la pandémie avait continué. Même qu’elle continue encore.

Pourtant, nous sommes désormais bien loin des premiers jours sombres de la COVID, ou même des mois noirs de l’hiver 2021. Vous souvenez-vous du couvre-feu? Ce moment où, outre les restaurants, les bars, les cinémas, les karaokés et les bingos, même dehors était fermé!

Vous souvenez-vous quand c’était illégal de recevoir ses amis pour souper? Ou si le vaccin nous protégerait assez pour revoir nos aînés? Ces jours-ci, il peut être difficile de voir la lumière au bout du tunnel. Mais une chose est certaine : il fait bien plus noir derrière.

Accalmie

À bien des égards, l’année 2021 a été une véritable montagne russe.

Nous nous souvenons du poids immense qui s’est volatilisé de nos épaules, lorsque nous avons enfin reçu nos deux doses. Nous n’étions pas invulnérables, mais nous étions au moins protégés. Nous nous étions permis un soupir de soulagement.

Sauf pour Josée, notre éditrice. Après de longs jours d’hésitation, elle avait décidé de donner sa chance à l’AstraZeneca. Après une fin de semaine sur le carreau, elle est revenue au bureau rayonnante, fière d’avoir affronté sa peur de la piqûre!

Le lendemain, une Québécoise décédait de complications du même vaccin. Josée n’a pas dormi de la semaine.

Il y a même quelques jours, voire quelques semaines bénites, cet automne, où l’infâme mot en C était complètement absent de nos conversations, de nos préoccupations, voire de nos pensées. La pandémie semblait tellement loin que Félix, notre caméraman, s’était envolé pour un voyage au Mexique.

C’était juste avant l’arrivée d’Omicron. Félix venait d’avoir un test positif, et était en quarantaine dans sa chambre d’hôtel. Alors que les gouvernements révisaient les règles aux frontières, on commençait à douter qu’on allait le revoir avant Noël.

L’actualité

Au moins, contrairement à 2020, la pandémie n’a pas accaparé toute notre attention cette année. Nous avons aussi pu nous préoccuper de la pénurie de main-d’œuvre, de la flambée de l’immobilier, de l’inflation sans précédent, des fémicides à répétition, de l’urgence des changements climatiques, de la survie du français, de la liberté d’expression et de la censure, de laïcité encore…

Certains jours, bien honnêtement, on aurait presque préféré parler de COVID.

Et même si elles n’ont peut-être pas soulevé les passions chez vous, les élections fédérales et municipales ont été une distraction bienvenue. Vous souvenez-vous qu’il y a eu des Jeux olympiques cette année? Ou que les Canadiens se sont rendus en finale de la Coupe Stanley cet été? Comme le temps passe vite…

Maintenant

Dites-vous qu’au moins, à chaque mois qui passe, nous sommes un peu plus près de la fin, et un peu plus loin du début. Quoique cette pensée n’est pas nécessairement réconfortante. Après tout, elle est aussi vraie à chacun de nos anniversaires.

Ce qu’il ne faut jamais oublier, c’est qu’on ne vit ni dans le passé, ni dans l’avenir. On vit toujours dans le présent. Dans le ici et maintenant. Profitons de cet instant pour fermer les yeux et prendre une grande respiration. Qu’elle se termine en soupir de soulagement, d’exaspération ou de contentement, cela n’appartient qu’à vous.

Joyeuses Fêtes!

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