Au centre, les candidats au débat Sonia Bélanger, Anne Nguyen et Paul Landry en compagnie de François Maranda (à gauche) et Paul Germain (à droite). Photo Médialo - Alex Proteau

Prévost | Trois candidats tentent de séduire les électeurs

Par Alex Proteau

Il était difficile d’y trouver une chaise vacante le mardi 22 septembre à la Salle Saint-François-Xavier à Prévost à l’occasion du débat électoral organisé par la municipalité de Prévost.

L’événement mettait en vedette Sonia Bélanger (Coalition avenir Québec), Paul Landry (Parti libéral du Québec) et Anne Nguyen (Parti québécois). Le débat était animé par François Maranda et était organisé par la Ville de Prévost.

Les candidats du Parti conservateur du Québec et Québec solidaire étaient absents du débat.

D’entrée de jeu, le candidat libéral a sauté sur l’occasion pour annoncer la promesse qu’il sera réfecté, ce à quoi la candidate caquiste a voulu lui faire comprendre que c’étaient essentiellement des paroles en l’air. Le candidat libéral a demandé à la candidate péquiste si elle s’y engageait, cette dernière préférant répondre, comme Mme Bélanger, qu’elle travaillerait sur le dossier si elle était élue.

Trois candidats distincts

Le débat a donné droit à des discours variés. La députée sortante pouvait répondre aisément à tous les dossiers, notamment ceux qui traitent de près la santé. C’est d’ailleurs un de ses enjeux phares pour les citoyens de Prévost. Elle a d’ailleurs clos la soirée en mentionnant que l’accès à la santé était sa priorité numéro un si elle était élue.

De son côté, la candidate péquiste a donné une tout autre vision à ses projets, expliquant avec pragmatisme et délicatesse ce qu’elle ferait si elle était élue. L’experte en intelligence artificielle a d’ailleurs eu l’occasion de répondre à une question de son domaine à la toute fin du débat.

Quant à Paul Landry, gestionnaire comptant plus d’un quart de siècle d’expérience, il a été celui qui s’est le plus avancé sur ses futurs engagements en tant que député de Prévost. Il a conclu le débat en affirmant que sa priorité était que Prévost doit avoir sa juste part.

Formule

Les candidats détenaient entre 30 et 60 secondes pour répondre à 15 questions choisies par les organisateurs et cinq du public. Un droit de réplique était disponible pour une majorité des questions. Les questions étaient d’ordre divers, passant de la santé, à l’éducation, au coût de la vie ou même l’intelligence artificielle. Les enjeux concernant la jeunesse ont été effleurés lors des 120 minutes du débat, seule une question du public en a fait mention.

Fait inusité : alors que plusieurs auraient pu s’attendre à des échanges entre les candidates péquistes et caquistes, il n’y en a eu officiellement… aucun. Mme Nguyen a très peu utilisé son droit de réplique lorsqu’elle en avait l’occasion. C’est plutôt le candidat libéral et la candidate caquiste qui se sont lancé la balle à quelques reprises, Mme Bélanger souhaitant rectifier le tir vis-à-vis les déclarations avancées par le candidat libéral. De son côté, Landry a voulu attaquer le bilan de la CAQ au cours des dernières années.

Un maire satisfait

Quelques minutes après l’événement, le maire de Prévost, Paul Germain, n’avait que de bons mots à souligner. « Ç’a été un très beau débat. Je pense que, contrairement au débat télévisuel, il y a eu beaucoup d’informations qui sont sorties de la part des candidats », mentionne le maire de Prévost, Paul Germain. Ce dernier croit que l’exercice permettra aux gens de faire leur choix le 5 octobre.

M. Germain se réjouit également de la salle comble devant laquelle les candidats pouvaient s’exprimer.

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