Ma Rolland, mon village : le documentaire qu’il fallait faire!

Idée originale et production : Julie Champagne; réalisation et montage : Johanne Mercier; recherche : Christiane Brault; captation audio-visuelle : Alexis De Gheldere et mixage sonore : Roger Guérin. PHOTO: André Chevrier
Ma Rolland, mon village : le documentaire qu’il fallait faire!
Jean-Patrice Desjardins
Actualité

La première projection du documentaire Ma Rolland, mon village : Mémoire des ouvriers de l’usine de pâtes et papiers de Mont-Rolland permet de conclure que la réalisation de ce film était essentielle à la préservation du patrimoine immatériel d’un village qui est né et a grandi au rythme d’une usine aujourd’hui disparue.

À partir d’une idée originale de Julie Champagne, le film est une production de la Ville de Sainte-Adèle (qui a fusionné avec Mont-Rolland en 1997), de la MRC des Pays-d’en-Haut et du gouvernement québécois. Il est surtout le fruit du travail d’une petite équipe de production: Johanne Mercier à la réalisation, au scénario et au montage, Roger Guérin au son, Alexis De Gheldere à la vidéo, et la recherchiste Christiane Brault.

Durant une soixantaine de minutes, le film s’attarde, non pas à faire l’histoire complète de l’usine La Rolland (ouverte à Mont-Rolland de 1912 à 1990), mais à démontrer comment le développement de la communauté de Mont-Rolland était intimement liée à la présence de cette usine de papiers, le seconde créée par Jean-Baptiste Rolland (après Saint-Jérôme). L’intervention de quelques experts dans le film (dont l’ex-chroniqueur économique de La Presse, Claude Picher) vient appuyer la thèse de la réalisatrice : La Rolland était un élément phare du développement économique et social de la région de Sainte-Adèle et définitivement l’emblème du village de Mont-Rolland.

Une quinzaine d’anciens employés de l’usine livrent leur témoignage et retournent sur le lieu de leur travail. Et c’est la force du film : la cinéaste laisse parler ces gens qui ont vécu au rythme de l’usine. On les entend parler de leur travail, de l’ambiance à l’intérieur de l’usine, de leur salaire, etc. Quelques anecdotes savoureuses ponctuent le film.

D’autres thèmes débordant le cadre de l’usine sont abordés durant le documentaire, comme la question de l’iniquité salariale entre les hommes et femmes ou l’importance de la famille Rolland au sein de l’entreprenariat québécois.

Un scénario crédible

Des extraits d’un entretien avec le dernier directeur de l’usine, Lucien Rolland (présent de 1952 à la fermeture en 1990), ajoutent à la crédibilité du scénario. Tous semblent unanimes pour dire que la famille Rolland était très respectée et aimée.

Le moment fort du film demeure l’évocation de la fermeture. C’est avec beaucoup d’émotions que les ex-employés se rappellent de cet épisode sombre de leur vie. Il faut dire que de travailler à La Rolland, c’était une affaire de famille. La plupart des employés y sont entrés après leurs parents ou d’autres membres de leur famille proche.

C’est dans la grande salle du Cinéma Pine qu’une projection du film a eu lieu devant un public d’invités, le 10 octobre dernier. Mais il faut souligner la présence des ex-employés qui sont interviewés dans le film. Tous se sont présentés devant l’écran à la fin de la projection, sous des applaudissements nourris.

Quatre projections du film (entrée gratuite!) auront lieu les 15 et 16 novembre à 17 h, de même que les 17 et 18 novembre à 11 h au Cinéma Pine de Sainte-Adèle. Aucune réservation requise.

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