Sainte-Adèle prolonge son moratoire sur les nouvelles constructions
Par Alexane Taillon-Thiffeault (Initiative de journalisme local)
La Ville de Sainte-Adèle prolonge de 12 mois son moratoire sur les nouvelles constructions, ainsi que sur la création et le prolongement de rues sur son territoire, a-t-il été annoncé lors de la séance du conseil municipal du 17 août dernier.
La décision vise notamment à donner davantage de temps à la municipalité pour revoir sa réglementation et assurer sa conformité avec le schéma d’aménagement de la MRC des Pays-d’en-Haut.
La mairesse Nadine Brière explique que le délai initial d’un an s’est révélé trop court pour mener à bien les différentes étapes. La Ville souhaite notamment discuter avec la MRC de la possibilité de réduire la densité permise dans certains secteurs de Sainte-Adèle. « On veut bien faire les choses », a-t-elle expliqué, ajoutant que la municipalité souhaite également prendre le temps d’évaluer les impacts de la croissance résidentielle.
L’itinérance au cœur des discussions
La mairesse a également fait le point sur les démarches entreprises concernant l’itinérance. Elle a rencontré le ministre responsable de l’Itinérance, Lionel Carmant, afin de lui présenter la situation de l’Escale.
Selon Mme Brière, le ministre se serait montré surpris qu’une ressource de ce type soit présente à Sainte-Adèle sans bénéficier d’autres services complémentaires. Le gouvernement doit maintenant évaluer le dossier au cours des prochains mois.
Une protection contre l’activité minière
Le conseil a par ailleurs adopté une résolution demandant à la MRC des Pays-d’en-Haut de reconduire le statut de territoire incompatible avec l’activité minière (TIAM), qui arrive à échéance en juin 2027.
Ce statut permet à une municipalité de faire reconnaître qu’un territoire est incompatible avec l’exploitation minière. La démarche de Sainte-Adèle s’inscrit notamment dans le contexte des inquiétudes soulevées récemment par des projets miniers dans la région de Rivière-Rouge.
La Ville souhaite ainsi éviter de devoir intervenir dans l’urgence si un projet minier devait toucher son territoire. « Une ville a très peu de pouvoir, c’est Québec qui décide. On veut donc que la MRC s’occupe du dossier pour s’assurer qu’on ne nous impose pas, dans le futur, un possible territoire minier comme en 2011 », affirme Mme Brière.