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Vaincre la COVID-19

Par Luc Robert

Samaya Hélène Châtillon vise à nouveau les plus hauts horizons

L’orthopédagogue Hélène Châtillon, aussi reconnue à l’échelle nationale pour ses prouesses en danse orientale, espère retourner enseigner en classe dès le lundi 26 octobre, après avoir combattu de front la COVID-19.

Rattachée à l’école primaire aux Couleurs-du-Savoir, du quartier Bellefeuille à Saint-Jérôme, Mme Châtillon s’occupe d’une classe de communication (langage).

« Je serai réévaluée par mon médecin le 22 octobre et j’espère qu’un retour à l’enseignement pourra se faire à court terme. Les jeunes me manquent. Je veux revenir, mais en forme. Je redoute un peu la COVID, qui m’a probablement frappée à deux occasions », a dévoilé la Jérômienne.

C’est que Mme Châtillon a été contrainte au repos à deux reprises, depuis le printemps dernier.

« En mai, j’ai développé des symptômes de la COVID-19. Je suis allée à une clinique de dépistage à Boisbriand, mais le diagnostic s’est avéré incertain. Les tests étaient réservés à une certaine clientèle. Mes trois ados et mon mari ont aussi été malades. Ils se sont rétablis en quelques jours, mais moi, ça a pris un mois complet. »

« Ensuite, le 16 août, je suis retombée malade, avec une forte congestion. Lors de cette deuxième fois, le diagnostic ne pouvait être plus clair : la charge virale était plus forte et j’ai dû être placée en confinement dans ma chambre. Pincements, spasmes au thorax, infection aux poumons, je suis passée par toute la gamme des maux. Heureusement, j’ai eu de bons soins de la Santé publique. »

Samaya Hélène Châtillon a été organisatrice des soirées cabaret au restaurant Casablanca de Saint-Sauveur.

La COVID longue

Mme Châtillon retient de cette période l’inconsistance de la maladie, qui lui présentait trop souvent des lueurs d’espoir éphémères.

« J’ai connu un rétablissement difficile : à chaque remontée, tu replonges quelques jours plus tard. Au début, je croyais qu’il s’agissait d’une simple grippe. Mais les effets se sont accumulés : fatigue constante, essouflements, confusion et manque de concentration meublaient mes journées. Après avoir joint deux groupes de soutien sur Facebook, j’ai découvert que c’est très commun d’éprouver un « foggy brain ». Les maux de tête sont persistants et la récupération n’est pas linéaire. Même les symptômes légers peuvent traîner des mois. »

Sursis estival

« J’ai toujours eu beaucoup d’énergie : j’enseignais, je dirigeais des classes de danse, ou je jardinais pendant 10 heures par jour. Mis à part un peu d’asthme, je n’étais pas une personne à risque. Mais après un petit sursis estival, bang ! La Covid m’a envoyée K.-O. une deuxième fois. »

Âme dirigeante de la troupe créative de danse les Étincelles, récipiendaire de nombreux honneurs partout au Québec, elle espère redémarrer à moyen terme son école de danse orientale Samaya Baladi (samayabaladi.com), déménagée au sous-sol du Méridien 74, l’ancienne église du secteur Sainte-Marcelle.

« Souvent, je peinais à me rendre aux toilettes. Sauf que je savais que j’allais m’en sortir. Je ne voulais pas m’encroûter mentalement. Je demeurais dans mon hamac à l’extérieur. J’effectuais des mini-marches de 15, puis de 30 minutes, avec mon chien. Je suis ensuite passée graduellement aux étirements. Heureusement, ma famille et ma mère, qui m’appelaient aux deux jours, ont beaucoup aidé pour mon moral. J’ai refusé de décliner. »

Samaya Hélène Châtillon invite les gens à ne pas juger les victimes atteintes du sournois virus.

« J’en ai assez d’entendre que ce n’est pas si pire, que si on n’a pas de facteurs aggravants, on risque moins d’en mourir. J’ai souffert, mais je suis de retour ! »

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