(Photo : Stéphane Goyette)
Luc Robert a reçu son prix des mains de Guy Gohier des Panthères de Saint-Jérôme.

Journaliste de l‘année de la LHJAAAQ: Luc Robert, un passionné du sport, toujours à l’affût d’un scoop

Par France Poirier

Lors du 37e gala Méritas de la Ligue Junior AAA du Québec, tenu au Sheraton de Laval, notre journaliste Luc Robert a reçu le trophée Gilles-Vachet pour le titre de journaliste de l’année.

En 37 ans de carrière, il confie en toute humilité que c’est le 8e prix d’envergure qu’il reçoit, ayant cumulé une quinzaine d’années au journal Le Nord et depuis quelques années aussi au Journal Accès, où il évolue toujours. Quoique les honneurs lui fassent plaisir, il n’aime pas être à l’avant-plan. « Je suis touché et c’est comique que ça arrive cette année, parce que je me demandais si je n’étais pas rendu trop vieux. Je vois que mon travail est reconnu, alors je pense que ça prend encore des vieux qui ont développé au fil des ans de nombreux contacts », souligne le vieux routier, qui avait été finaliste au même prix en 2024.

La sélection pour le prix est effectuée par la ligue, nous explique le directeur des opérations chez les Panthères de Saint-Jérôme, Guy Gohier. « La ligue regarde tous les médias et détermine le gagnant du titre de journaliste de l’année. Luc Robert fait une excellente couverture des Panthères et il est très impliqué. Il fait un excellent travail », ajoute Guy Gohier.

Luc a commencé tôt sa carrière de journaliste puisqu’à l’âge de 14 ans, il décrivait sa première partie de hockey à la télévision communautaire à Rigaud. En 1998, il avait reçu le prix pour la meilleure couverture journalistique de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) en Atlantique, devenue Ligue de hockey Maritimes Québec (LHJMQ). Il a aussi remporté le prix Méridia, pour les sports universitaires. « Je travaillais pour le quotidien l’Acadie Nouvelle et à la couverture des Wildcats de Moncton, quand on m’a remis ce prix. J’ai travaillé longtemps pour l’Acadie Nouvelle, ce qui m’a mené à couvrir de grands événements sportifs », se souvient le journaliste chevronné.

De grands moments

Opportuniste, il a couvert neuf Grands Prix du Canada à Montréal pour le quotidien des Maritimes, ceux de 1995 jusqu’en 2003. « J’ai été appelé à couvrir en 1995 un acadien qui était artiste-peintre et qui peignait des casques de coureurs automobiles (dont Jean Alesi chez Ferrari). Ça été ma porte d’entrée, puis j’ai développé mes contacts et j’ai pu couvrir plusieurs niveaux de courses, dont un motocycliste qui provenait de Moncton », se rappelle Luc. Sur place, il a côtoyé des grands de la course automobile. « Tu leur parles à titre de journaliste et tu essaies d’oublier ton côté mordu des courses. Je n’ai pas vu courir Gilles Villeneuve sur place, mais j’ai vu son fils Jacques, alors qu’il est devenu champion du monde avec Williams en 1997. Michael Schumacher reste le plus impressionnant en entrevue », ajoute Luc.

En 2001, il a suivi les séries de la Coupe Calder de la Ligue américaine de hockey (LAH), alors que les ex-Flames de Saint-Jean N.-B. avaient remporté les grands honneurs. Il s’agissait du club école des Flames de Calgary de la LNH, à l’époque.

Quelques anecdotes

Luc Robert travaillait au stade municipal de West Palm Beach en 1996, où les défunts Expos de Montréal tenaient leur camp d’entrainement et auquel était présent le gouverneur-général Roméo LeBlanc, natif du Nouveau-Brunswick. « J’assistais au camp d’entrainement du lanceur acadien Réal Cormier. M. LeBlanc était dans la troisième rangée derrière le marbre. Je reçois un coup de fil de mon pupitreur, qui me dit : « On a un espace de 400 mots de plus à boucher pour l’heure de tombée, d’ici à 20 minutes au maximum ». Rapidement je me dirige vers M. Leblanc et j’oublie sa garde rapprochée : je pense juste au texte à rédiger. Je me fais intercepter par les agents de la GRC qui assuraient sa sécurité. J’ai levé de terre quand ils m’ont agrippé par les bras et j’ai crié « l’Acadie Nouvelle » ! Comme monsieur Leblanc me connaissait, il leur a dit de me lâcher et j’ai pu faire mon entrevue en toute hâte », raconte Luc en riant.

Il a de nouveau croisé le fer avec des agents de la GRC alors que Jean Chrétien faisait un retour en politique et qu’il se présentait dans la circonscription de Beauséjour. « C’était à l’Auberge Gabrièle de Shediac et je me trouvais à trois pieds du lutrin, devant M. Chrétien. J’ai fait un geste rapide pour répondre à mon cellulaire, qui sonnait dans mes poches, et on m’a encore intercepté. Je suis de tempérament nerveux et parfois je fais des gestes rapides. Les policiers craignaient qu’une arme soit sortie », raconte le journaliste.

Passionné comme pas un, il n’y a pas d’heure, pas de jour, pour dénicher un scoop. « Je déteste arriver deuxième. C’est naturel pour moi de foncer pour obtenir des réponses. Parfois, ça demande du temps, mais je ne lâche pas facilement », ajoute-t-il.

Lorsque la saison débutera en septembre prochain, sa 19e saison au micro à l’Aréna Melançon et à l’aréna Rivière-du-Nord, on lui rendra hommage lors du deuxième match local, en présence du commissaire de la ligue, Kevin Figsby, nous a confié Guy Gohier.

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