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De George Washington à Jean Charest:

Par Production Accès

Au printemps de 1754, dans la vallée de l’Ohio, alors possession de la France, les trafiquants de fourrures virginiens des colonies anglaises s’étaient infiltrés dans la région et spéculaient sur ces terres qu’ils revendiquaient. Devant cette situation, une série de forts furent construits, notamment le fort Duquesne, à l’endroit où se trouve maintenant Pittsburgh. Un de ces jeunes Virginiens du nom de George Washington fut envoyé à la tête de troupes de milice coloniale afin d’affirmer la souveraineté britannique, par la force si nécessaire, nonobstant que la paix régnait entre la France et l’Angleterre.

Le commandant du fort Duquesne,Claude-Pierre Pécaudy de Contrecoeur avait quant à lui reçu l’ordre strict d’éviter la guerre à tout prix tout en défendant ses positions en cas d’attaque. Mis au courant de l’approche d’un détachement virginien considérable, il envoya Joseph Coulon de Villiers de Jumonville avec quelque trente hommes, reconnaître si Washington avait réellement envahi le territoire de la France, et si tel était le cas, il devait sommer formellement Washington de se retirer, il agissait alors en ambassadeur, tout comme Washington l’avait fait l’année précédente auprès de Jacques Legardeur de Saint-Pierre au fort Le Boeuf. Jumonville négligea toutefois de poster des sentinelles puisqu’il agissait en ambassade alors qu’il campait avec ses hommes à l’endroit où s’élève maintenant Jumonville en Pennsylvanie.

C’est ainsi qu’au matin du 28 mai 1754, les hommes de Washington avec leurs alliés amérindiens attaquèrent sournoisement le camp des Français, les massacrant, tuant Jumonville,et presque tous ses hommes, quelques Français furent aussi fait prisonniers.

Pour venger l’honneur français, le commandant du fort Duquesne envoya le frère de Jumonville, Louis Coulon de Villiers, à la tête de 500 hommes à leur poursuite. Durant leur trajet, ils passèrent à l’endroit du massacre où Washington avait laissé les cadavres scalpés, sans sépultures, abandonnés aux loups et aux corneilles. Le 3 juillet, les Français entrèrent en contact avec l’ennemi qui s’était réfugié dans une grossière redoute baptisée à juste titre fort Necessity, près de l’actuel Farmington, Pensylvanie.

Les Français prirent rapidement l’avantage tuant près de 100 Anglais,craignant toutefois l’arrivée de renforts et puisque la poudre et les munitions commençaient à manquer, Coulon offrit à Washington,l’assassin de son frère Jumonville, «malgré son amer ressentiment», une capitulation noble.

Washington acquiesça et Coulon rédigea «que les Français n’avaient aucunement l’intention de perturber la paix entre les deux royaumes voulant seulement venger l’assassinat de leur officier porteur d’une sommation». Avec les honneurs de la guerre, les Anglais purent retourner dans leur pays à la condition «qu’ils promettent de quitter leurs établissements situés à l’ouest des Alleghanys pendant les douze mois qui suivraient et acceptaient de renvoyer au fort Duquesne dans un délai de deux mois et demi,les prisonniers français capturés lors de leur attaque contre la troupe de Jumonville».

La journée suivante,les Anglais s’enfuirent si rapidement que Washington laissa son Journal parmi les bagages abandonnés; son contenu révéla les vrais intentions des Anglais et la lâcheté de Washington, les Anglais ne respectèrent pas les termes de la capitulation, ne rendirent pas les prisonniers et avant la fin de l’année, Washington accompagna le général Edward Braddock dans un assaut majeur contre le fort Duquesne sans succès toutefois. Par son comportement odieux, Washington avait initié ce qui deviendra la guerre de Sept ans menant à la prise de Québec et à la perte d’un empire pour les Français, l’assassin de Jumonville, deviendra le premier président des États-Unis d’Amérique.

Il est des assassinats, qui sans être des meurtres, en sont des métaphores, notamment lorsque l’on emploie l’expression «perte du lien de confiance». Après un constat sommaire de la part du vérificateur général du Québec,voilà que le premier ministre Jean Charest condamne, sans enquête, sans explications de l’intéressé, et sans droit d’appel, le PDG de la SODEC, Jean-Guy Chaput, déclarant que «le lien de confiance est maintenant brisé», tandis que la ministre de la culture, Johanne Saint-Pierre renchérit, dévoilant même qu’il y avait un espion dans la boîte depuis quelques mois, pour démasquer le vilain et «qu’il n’avait plus le droit moral d’exercer ce poste». Le peloton d’exécution du conseil d’administration de la SODEC dûment prévenu, et ne voulant pas s’aliéner le pouvoir politique, jugea coupable son président, selon la commande du premier ministre Jean Charest.

Mais ce dont l’électeur,le citoyen et le lecteur des actualités n’avait pu prendre en considération avant la condamnation à mort du premier ministre Charest, fut, que la même journée, il avait été démontré devant la commission Oliphant,que Jean Charest alors ministre de l’industrie au fédéral avait rencontré à quatre reprises le douteux Karl Heinz Schreiber avec Brian Mulroney et autres personnages à enveloppes.

Jean Charest de son autorité de premier ministre du Québec s’empressa de saisir la balle au bond et de faire diversion dans un zèle suspect et réussit à détourner l’attention sur ses rencontres avec Karl Heinz Schreiber et «haro sur le baudet», ce qui lui permit de concentrer toute la presse nationale sur l’homme qui avait une suite somptueuse à Cannes, dans le même hôtel que la ministre de la culture toutefois… et ainsi s’éviter de répondre aux questions embarrassantes sur sa relation avec Schreiber.

Si Washington a assassiné Jumonville,Jean Charest premier ministre du Québec en à fait de même, en assassinant politiquement, pour des fins personnelles malhonnêtes et vicieuses, le PDG de la SODEC, Jean-Guy Chaput, alors que celui-ci agissait à titre d’ambassadeur du Québec, rappelons que son organisme, la SODEC, avait dans un premier temps refusé un prêt à Xavier Dolan, pour son film «J’ai assassiné ma mère» mais que Jean-Guy Chaput mis son poing sur

la table et accorda un prêt in extremis de

200 000$, avec le succès que l’on connaît. Tandis que Jean Charest laissa son ambassadeur aux loups et aux corneilles…

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