L’art de valoriser le patrimoine

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Culture

Dominique Beauregard

L’artiste adéloise Dominique Beauregard signe une toile en hommage à Claude-Henri Grignon. Une œuvre qui s’ajoute à une série consacrée aux Grignon, l’une des familles marquantes de l’histoire de la colonisation des Laurentides et de Sainte-Adèle.

 

Intitulée Un passé qui ne peut pas mourir, cette troisième œuvre de la série dédiée à la famille Grignon met en scène Claude-Henri Grignon qui, une nuit de juillet 1933, au terme d’une longue promenade au sein de ses collines natales qu’il affectionne, jette sur le papier, d’un seul trait, le premier chapitre de son œuvre maîtresse Un homme et son péché. Ce roman de 212 pages, aujourd’hui considéré comme l’un des plus grands succès de la littérature canadienne-française, changera à jamais le cours de son existence et fera résonner le nom de Sainte-Adèle par-delà le temps et les frontières.

Dominique Beauregard immortalise, dans son style inédit empruntant à la peinture anthropomorphe, ce moment où Valdombre – l’un des pseudonymes de Claude-Henri Grignon –, dans le silence du crépuscule, amorce l’écriture de son roman. Riche en symboles, l’œuvre présente le célèbre auteur et pamphlétaire adélois assis à son bureau, une éternelle cigarette clouée au bec, portant foulard, chapeau et bretelles. À ses pieds, un loup qui dort, blottis contre des sacs d’avoine où sont cachées des pièces d’or. Il s’agit de Séraphin, l’avare qui, à ce moment précis, sommeille encore dans l’encre de la plume qui lui donnera bientôt vie. Il s’agit également d’un clin d’œil de l’artiste à Mousseline, la fidèle chienne de Claude-Henri Grignon. Le bureau de l’écrivain est décoré d’un olivier symbolisant le succès qui bientôt fleurira. Deux magnifiques érables imposent leur silhouette et forment le cadre de la scène soulignant ainsi l’origine canadienne-française de l’œuvre.

 

«L’œuvre de Claude-Henri Grignon est immense. Comme les autres Grignon avant lui, il a écrit, férocement, fougueusement! Parce qu’ils ont été écrivains, médecins, journalistes, juge de paix et maires, les Grignon ont documenté fidèlement la colonisation des Laurentides et de Sainte- Adèle. Ils ont également joué un rôle actif dans son histoire et ont influencé son cours. Près de 80 ans après sa création, l’œuvre de Claude-Henri Grignon résonne encore, d’un océan à l’autre, même chez nos voisins du sud où certains épisodes des Belles histoires des Pays d’en haut étaient jusqu’à tout récemment diffusés. Peu d’œuvres peuvent se targuer d’avoir autant imprégné la culture et l’imaginaire de plusieurs générations de façon aussi durable! Et c’est ici, à Sainte-Adèle, dans les Laurentides, que tout a commencé.» S’exclame l’artiste adéloise dont la passion pour l’histoire de sa région lui a récemment ouvert les portes de la crypte de la chapelle où repose le corps du curé Labelle afin qu’elle puisse y déposer une urne de sa fabrication enfermant une reproduction d’une de ses toiles représentant le célèbre prêtre colonisateur.

 

La série consacrée à la famille Grignon compte à ce jour trois œuvres toutes acquises par un collectionneur adélois qui souhaite conserver l’anonymat.

 

Outre la série portant sur les Grignon, Dominique Beauregard prépare un projet d’envergure qui présentera une fresque en 14 tableaux relatant les grands moments de la vie du curé Labelle.

 

Les œuvres de Dominique Beauregard peuvent être vues sur le site web de l’artiste: dbeauregard.com.

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