Omertà

Omertà
Thomas Gallenne
Culture

Treize ans après la fin de la série télévisée, le personnage central de l’histoire Pierre Gauthier, (incarné par Michel Côté), reprend du galon, aux côtés de personnages campés solidement par une distribution de prestige voire audacieuse. Lumière sur un polar sombre.

 

Après toutes ces années, dans quel état d’esprit étiez-vous pour reprendre le personnage de Pierre Gauthier?

Michel Côté – Le personnage dans le film de Luc Dionne était très près de celui de la série. Je savais comment allait réagir Pierre Gauthier face aux événements. Dans d’autres tournages, il peut y avoir une palette d’émotions, alors qu’ici mon personnage n’a pas tellement changé. Il a pris sa retraite de la police  et a lancé sa propre entreprise qui roule. Il est à l’aise financièrement mais côté sentimental, il est célibataire. Il a sa fille. Dans l’oeil, j’ai ajouté de l’affect, pour montrer où il est rendu dans sa vie. Il accepte des contrats de sous-traitance donnés par son ancien boss devenu sous-ministre

(Gilbert Tanguay alias Michel Aumont). Il a toujours gardé en lui le goût du risque, de l’adrénaline. Pour lui, rentrer dans un entrepôt plein de bandits, y a rien là, il improvise. Je dois l’avouer, ce qui m’achalait c’était de me dire: «je vais impressionner qui?» Mais c’est un rôle que j’aime beaucoup. Jouer aux cowboy, c’est l’atavisme, les gars on a ça dans le sang. (rires)

Comment ça s’est passé sur le plateau, de jouer avec des acteurs qui n’ont pas nécessairement suivi une formation en art dramatique ou qui ont poursuivi des carrières dans d’autres domaines?

MC – Ça s’est très bien passé. J’ai la même attitude, quelles que soit les personnes sur le plateau, il n’y a aucune hiérarchie. Nous sommes tous des acteurs qui tenont un rôle dans un film. Tout le monde est au même diapason. René Angélil pour moi, c’est un monument. Au théâtre, ça peut être différent, mais quand on a beaucoup de charisme, ça passe très bien au cinéma.

 

Luc Dionne, Denise Robert, pourquoi Omertà LE film?

Luc Dionne – Après la série, j’en avais ras le pompon. Moi les bandits et la police, c’était fini. L’histoire des faux lingots en tungstène plaqués or, ça fait longtemps qu’elle circulait. Pour la raconter ça me prenait des personnages… qu’on retrouve dans Omertà. Et Denise (Robert) était très excitée de faire cette histoire-là.

Denise Robert – Tu accompagnes un créateur et tu sais comment l’amener le plus loin possible. En même temps dans le processus de création, il y a tellement de contraintes et d’imprévus que tu commences avec un film que tu as voulu faire et tu finis avec ce que tu as pu faire.

 

Recruter René Angélil pour incarner le rôle du parrain, c’est un coup de génie.

(Denise Robert et Luc Dionne se regardent, sourire en coin)

DR– Merci beaucoup, vous êtes très fin, on prend le compliment! (rires) René est quelqu’un de tellement simple et doux. Au départ, la proposition l’a tenté mais il était un peu craintif, et Céline était très attentive au projet car elle voulait préserver René.

LD – René est habitué à gérer des sommes considérables et des personnes, à donner des ordres. Il fait autorité. Quand il arrivait sur le plateau, c’était LE parrain! Il en impose naturellement.

DR – Après, pour le jeu d’acteur, c’est au réalisateur de diriger le comédien.

 

OMERTÀ prend l’affiche le mercredi 11 juillet, partout au Québec.

 

 

Cliquez pour ajouter un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Thomas Gallenne

Directeur de l'information

[+] Plus dans Culture

X