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(Photo : Drowster)
Yan England, réalisateur du film Sam
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Rencontre avec le réalisateur Yan England

Par France Poirier

Le film SAM soulève une foule d’émotions et de questions

Le thriller psychologique SAM est une réussite. On nous tient sur le bout de notre siège et on y vit des revirements inattendus et un éventail d’émotions.

Vendredi dernier, le réalisateur et coscénariste de SAM, Yan England, était de passage au Cinéma Carrefour du Nord de Saint-Jérôme pour une rencontre avec le public après le visionnement du film qui en était à son deuxième week-end. Yan England a coécrit SAM avec le scénariste André Gulluni.

« Ce que j’aime lors des projections à laquelle j’assiste avec les gens, c’est de me cacher dans le fond de la salle et d’observer les réactions. Ce qui me rend content c’est quand autant les grands-parents, les parents, les enfants, les jeunes, les adultes sont transportés par l’histoire. Quand ils m’en parlent après et qu’ils se questionnent sur comment ils réagiraient, s’ils étaient confrontés. Jusqu’à maintenant, les gens embarquent dans l’histoire. J’adore quand les gens ont des réactions de surprise », nous a confié le réalisateur Yan England.

Il voulait écrire un thriller psychologique pour toute la famille. « Créer des moments touchants, des revirements, de l’action, des punchs. J’aime quand les gens sont assis sur le bout de leur chaise et c’est ce qu’on voulait à la base. Le sport est la porte d’entrée pour l’histoire. Même ceux qui n’aiment pas le sport seront servis par bien d’autres aspects. Le sport est seulement un prétexte. »

Ayant été lui-même un nageur, la toile de fond de la natation animait Yan England. Photo : Drowster

Synopsis

« Je voulais raconter l’histoire d’un athlète de haut niveau qui veut aller aux Olympiques et qui fait tout pour réaliser son rêve. Un événement arrive qui a des répercussions non seulement sur lui, mais sur plusieurs personnes à différents niveaux. Chacun des personnages est connecté et s’apporte mutuellement des choses. »

Les scénaristes voulaient que les gens s’interrogent à l’issue du film : « Si ça m’arrivait ou à quelqu’un que j’aime, mes parents, mon frère, mon ami, qu’est-ce je ferais? Comment je réagirais? Je voulais plonger les gens là-dedans, dans ce genre d’émotion. Vous pensez qu’il va se passer quelque chose. Oui, mais il va y avoir plein de revirements que vous n’aurez pas vu venir. Les personnages vivent plein de secrets, de mystères. Chacun d’eux a son mystère, son secret et ça fait partie du thriller. »

Chaque personnage a tellement de contenu, qu’on pourrait élaborer sur chacun d’eux. Le réalisateur nous le confirme. « Ça faisait partie de l’intention que tous les personnages aient un effet. On voulait beaucoup de substance pour chacun d’eux », souligne Yan England.

Pourquoi la natation comme toile de fond?

« Je suis un nageur, j’ai fait des compétitions. J’ai aussi entraîné des jeunes de 15 à 18 ans durant 15 étés pour transmettre la passion, le dépassement de soi, surpasser ses limites. J’ai toujours aimé le sport. À travers ça, on le voit avec les athlètes olympiques: leur dévouement face à leur sport, les sacrifices. Je trouvais que ça se mariait bien avec le thriller et jusqu’où on est prêt à aller pour ne pas tout perdre. »

Les acteurs

Pour le réalisateur, le rôle de Sam était parfait pour l’acteur Antoine Olivier Pilon.

Antoine Olivier Pilon crève l’écran dans le rôle de Sam. Photo : Drowster

« Il se dévoue corps et âme pour un rôle. Ce n’est pas un nageur et il est asthmatique. Il a dû réfléchir avant d’accepter. Pendant des mois, il s’est entraîné, je voulais qu’on le voit nager. Il a sculpté son corps comme un nageur. Il a travaillé avec un entraîneur, Pierre Lamy, qui a mené de nombreux athlètes aux Jeux olympiques. Il a aussi suivi les conseils d’un nutritionniste et d’un coach de musculation. »

« Stéphane Rousseau, on le connaît par son humour, son univers disjoncté et je l’avais vu dans Les Invasions barbares. Mais en entrevue, je l’ai toujours trouvé vrai, sensible et je l’ai fait venir en audition. Dès les premiers instants, il était touchant, vrai et authentique. J’ai su que c’était lui Marc. Sans oublier le jeu des actrices Mylène Mackay (Judith) et Milya Corbeil-Gauvreau (Océanne) qui nous font vivre de grandes émotions. »

Le réalisateur conclut avec un souhait. « Si ça vous tente, allez-y dès maintenant. Le cinéma québécois a besoin de remplir les salles rapidement. Les films québécois ne sont pas longtemps en salle. Les films américains seront encore au cinéma dans deux mois. »

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