Toastmasters: 10 ans dans les Laurentides

Toastmasters: 10 ans dans les Laurentides
Culture

Amour oral

L’art de tenir un discours avec éloquence. Avec le printemps érable et les élections provinciales, les Québécois en ont eu de belles démonstrations cette année avec les nouveaux visages étudiants et politiques qui ne reculaient devant rien pour débattre de leurs idées sur la place publique. Or, cette aisance n’est pas donnée à tous. Depuis 88 ans en Amérique du Nord et 10 ans dans les Laurentides, le club Toastmasters œuvre à transformer des personnes de l’ombre en d’habiles communicateurs.

 

Selon plusieurs études sur les phobies, la prise de parole devant public serait la peur la plus répandue, parfois même avant la mort. «Je me souviens d’une membre qui était à peine audible lorsqu’elle se nommait tellement elle était timide. Aujourd’hui, elle fait des présentations à des instances gouvernementales avec aplomb», relate Diane Gingras, cofondatrice du club Toastmasters des Laurentides et gouverneure de secteur. Affilié à Toastmasters International, qui était fondé en 1924 en Californie, le club des

Laurentides forme depuis 2002 des travailleurs de tous horizons à la maîtrise de l’art d’écouter, de penser et de parler.

Briser la glace

Alors, euh… Faque… Euh… Oubedon… Pour éviter ces tics de langage qui cachent souvent un manque de confiance ou de préparation, l’apprenti-leader doit pratiquer. La première étape de l’apprentissage Toastmasters comprend dix projets de discours avec des objectifs bien précis: briser la glace, être convaincant, organiser son discours, faire parler son corps, etc. Avec l’aide de son mentor, le membre poursuit son perfectionnement au sein de deux volets: communication et leadership. Lors des rencontres, celui-ci est appelé à jouer différents rôles comme celui de l’orateur, de l’animateur ou d’un évaluateur (de la langue ou du discours). Une portion improvisation lui permet en outre de s’exercer à rassembler ses idées rapidement et de faire un discours chronométré sur un sujet donné.

 

Pourquoi se mettre en danger lorsque la

simple idée de parler devant public donne la nausée? «Certains veulent se lancer dans une carrière de conférenciers alors que d’autres cherchent simplement à être plus efficaces dans leurs communications personnelles et professionnelles», observe Mme Gingras,

présente depuis les premiers balbutiements du club, auprès du président-fondateur

Robert Couture.

Lever les verres

Porter un toast au mariage de sa sœur, interagir avec un client important, préparer un débat, recevoir un trophée… l’apprentissage de Toastmasters peut aider dans différentes sphères de sa vie professionnelle, mais aussi personnelle. «On apprend à parler au « je », mais aussi à

évaluer de façon constructive au lieu de blâmer», mentionne la gouverneure de district.

 

Elle renchérit: «Avec Toasmasters, on

apprend à parler en public, mais mieux que ça, on apprend à aimer ça. On élargit notre zone de confort et on saisit alors toutes les occasions».

 

Les réunions du club Toastmasters des

Laurentides ont lieu tous les mardis matin

à 7h15 au 10, avenue de la Gare à Saint-Sauveur. Plus d’infos: 450 224-2407, www.toastmasterslaurentides.com.

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