Total Recall: Mémoires programmées

Total Recall: Mémoires programmées
Culture

Vingt-deux ans après le Total Recall qui mettait en vedette Arnold Schwarzenegger et Sharon Stone, voici une nouvelle mouture du célèbre film de science-fiction tirée d’une nouvelle de Philippe K. Dick.

Oublions tout de suite les comparaisons: je n’ai pas revu la première version, histoire d’arriver à la projo avec… une mémoire déprogrammée. Précisons toutefois que si elle se déroulait sur Mars, c’est cette fois-ci sur notre planète à la fin du 21e siècle que s’installe cette aventure rocambolesque.

 

Après un départ rempli d’actions et d’images étourdissantes, le réalisateur Len Wiseman et son directeur photo Paul Cameron nous gratifient d’un plan large d’un des deux seuls endroits devenus habitables sur la Terre: la United Federation of Britain.

 

Et c’est dans ce décor à la fois glauque, noir et hyper léché, largement inspiré du classique Blade Runner, que notre héros Douglas Quaid (Colin Farrel à la fois beau et fade) tente d’échapper à sa vraie/fausse épouse (Kate Beckinsale, correcte) en courant et sautant à travers les immeubles dont l’architecture n’est pas sans évoquer un Habitat 67 post apocalyptique.

 

Et comme c’est souvent le cas dans les films de science-fiction, la ville est construite selon la division exploiteurs/exploités, ville haute/ville basse. Ainsi, la colonie où vit la masse exploitée est située en Australie, île-continent que les protagonistes du film atteignent en traversant la terre grâce à un super métro ultra futuriste.

 

Le scénar

C’est au fil de ses déplacements en «métro», qu’il emprunte pour aller bosser dans une usine de robots-flics, que Douglas Quaid se rend compte que sa vie est d’une banalité sans nom.

 

Or, au détour d’une pub cathodique, il découvre l’existence de l’agence Rekall, dont la spécialité consiste à insérer dans la mémoire une expérience aussi totale que virtuelle. Bingo!

Hélas, la séance tourne au vinaigre et Quaid se découvre, un peu comme le personnage de Jason Bourne (qui reviendra bientôt sur les écrans), un passé d’agent secret top niveau. Et comme ce dernier dans La mémoire dans la peau, il est pourchassé par les autorités qui, dans son cas, le soupçonnent d’avoir joint les rangs de la résistance, c’est-à-dire les terroristes dans le discours gouvernemental…

 

Qui est donc le vrai Quaid: un agent double au service de l’État ou un véritable révolutionnaire? Qui est sa véritable amoureuse: l’agente incarnée par Kate Beckinsale ou la rebelle jouée par Jessica Biel (très sobre)? Et les événements qui s’entrechoquent, sont-ils réels ou fictifs?

 

Au final, ce vrai faux remake truffé de clins d’œil, dont des dollars à l’effigie de Barack Obama, se révèle plutôt mince au chapitre du jeu et somme toute assez frugal quant à la trame scénaristique (on aurait eu intérêt à éviter quelques mièvreries qui nous font parfois décrocher).

 

Cela dit, il relève habilement le gant sur le plan des effets spéciaux tandis que son époustouflante beauté esthétique, qui ravira particulièrement les amateurs de bédés style Bilal, vaut pour ma modeste part, le déplacement à elle seule.

 

Note: 3/5

 

Total Recall: Mémoires programmées est actuellement à l’affiche au cinéma Pine de Sainte-Adèle.

 

 

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