Moins de postes, mais pas moins de défis
Par Louis-Philippe Forest-Gaudet (Initiative de journalisme local)
Dans les Laurentides, la baisse de postes vacants ne règle pas les difficultés du marché du travail. Derrière ce recul, la réalité demeure complexe pour les employeurs comme pour les travailleurs.
« Le nombre de postes vacants est en diminution », selon l’Institut de la statistique du Québec (ISQ). Au 4e trimestre 2024, « on comptait environ 134 000 postes vacants au Québec, en baisse importante par rapport aux années précédentes. » Le taux de postes à combler s’établit autour de 3 à 3,5 %, en recul lui aussi.
Un contraste frappant avec 2022
Le recul est encore plus marqué lorsqu’on compare avec la période récente. En 2022, le Québec comptait environ 241 700 postes vacants, un sommet historique, avec un taux atteignant 6,1 %. Autrement dit, le nombre de postes vacants a été presque divisé par deux en quelques années.
Une réalité bien connue ici
Dans les Pays-d’en-Haut, les enjeux de main-d’œuvre persistent, notamment dans les secteurs liés au tourisme. La restauration, l’hôtellerie et le commerce de détail restent particulièrement touchés.
Tourisme et saisonnalité
L’économie locale dépend fortement des saisons. Les besoins en main-d’œuvre fluctuent, ce qui complique la stabilité des emplois. Cette dynamique rend aussi plus difficile la rétention de personnel à long terme.
Un ralentissement en arrière-plan
La baisse des postes vacants peut aussi refléter un ralentissement économique. « Les variations diffèrent selon les industries », souligne l’ISQ. Moins d’affichages ne signifie pas nécessairement que les besoins sont comblés.
Le marché du travail évolue. Après une période de pénurie généralisée, la situation devient plus nuancée. Dans une région comme les Pays-d’en-Haut, cette transition reste fragile et dépendante des cycles économiques.