Le Shakedown: Toujours LA référence

Le Shakedown: Toujours LA référence
Mathieu Laberge
Sports

Événement majeur de planche à neige dans la Vallée de Saint-Sauveur

Depuis maintenant 14 ans, le Shakedown marque l’arrivée du printemps. Peu importe que Dame nature coopère ou non, ce dernier rendez-vous de la saison a toujours été fidèle au poste. Retour sur ces 14 dernières années exaltantes avec Brendan O’Dowd, co-organisateur de cette compétition phare.

Une compétition à part

«Lorsque nous avons lancé le Shakedown, nous voulions que ce soit le plus important événement de snowboard au pays. Et nous avons réussi. L’engouement est encore très élevé et notre produit fonctionne bien», soutient M. O’Dowd en entrevue à Accès.

En compagnie de son partenaire d’affaires chez Dizzle, Patryck Bernier, Brendan O’Dowd rappelle que la mission est demeurée la même au cours des 14 dernières années. 

«Ce que nous voulons, c’est offrir un spectacle pour la foule, une ambiance le fun pour les athlètes et produire un événement professionnel qui fait rayonner le snowboard à travers les médias de masse. Ne jamais dévier de notre ligne directrice depuis le début a fait en sorte que nous sommes rendus où nous sommes aujourd’hui.»

Selon lui, la place qu’occupe son événement dans le calendrier fait en sorte d’ajouter une touche particulière à la compétition. Le cadre de compétition du Shakedown est un peu moins formel, ce qui permet aux planchistes de s’exprimer pleinement lorsqu’ils le veulent, plutôt que de suivre un horaire strict. 

«La compétition est présentée en fin de saison et la formule est beaucoup plus relaxe que les autres événements. Nous ne mettons pas de pression sur les athlètes et cela a un gros impact sur l’atmosphère générale. Les riders sont moins stressés et cela donne un excellent spectacle pour la foule.»

Le Woodstock du snowboard

La proximité entre les spectateurs et les athlètes, dont plusieurs font partie de l’élite mondiale, a fait du Shakedown une compétition à part et pas seulement en bordure du parcours, mais aussi parfois à l’intérieur même des modules de rampes, où se trouvent les spectateurs les plus privilégiés.

«Il est rare que les jeunes puissent voir ces athlètes en action. C’est un accès direct pour eux. Pour plusieurs, le Shakedown c’est leur Woodstock annuel!»

Au fil des ans, les spectateurs ont pu être des témoins de l’émergence de plusieurs athlètes, dont Sébastien Toutant et Charles Reid (Voir textes en pages 15 et 20). Âgé de seulement 13 ans en 2006, Toutant avait causé la surprise en remportant l’épreuve. Et il n’a cessé de s’améliorer depuis.

La preuve a donc été faite que le Shakedown pouvait être une rampe de lancement pour ceux qui visent une carrière internationale.

«Notre compétition est une belle vitrine pour les professionnels avec 40 000$ en bourses, mais nous permettons aussi aux amateurs d’avoir leur chance. Sébastien Toutant et Maxence Parrot ont aujourd’hui une carrière professionnelle. Ce n’est pas grâce au Shakedown, mais l’épreuve a joué un rôle important vers leur accession à la scène internationale. Cela donne un rêve aux plus jeunes qui ont une référence directe avec les meilleurs.»

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