Michel Allard intronisé au Temple de la renommée du ski

Michel Allard et ses petits-enfants, Élizabeth et Tim, en 2017, lors de la parution du livre Le Cœur des Laurentides.
Michel Allard intronisé au Temple de la renommée du ski
Luc Robert
Sports

Cuvée 2018

Impliqué dans le Musée du ski des Laurentides depuis ses débuts, Michel Allard a su concilier ses deux passions: l’histoire et le ski. Ses efforts lui vaudront cet automne l’honneur d’être admis au Temple de la renommée du ski, à titre de bâtisseur.

Celui qui a pris sa retraite en 2001, à titre de professeur à l’UQAM, acceptera la distinction avec humilité.

«Je suis avant tout un historien du ski, principalement de nos belles Laurentides. Ce sport a toujours été un élément des plus importants, tant au niveau social qu’économique, dans notre région. Il a influé sur le développement. On entend souvent dire que le tourisme a développé des régions, comme l’Estrie, en été. Eh bien, le pôle touristique hivernal a été développé ici en grande partie grâce au ski », a témoigné le docteur en histoire à l’ancienne Université de Sorbonne, devenue Universités de Paris en janvier 2018, lors de la fusion de Pierre-et-Marie-Curie et Paris-Sorbonne.

Michel Allard a mis au service de la région ses connaissances en muséologie.

«Bien qu’il ait seulement trouvé un local permanent en 1982 dans l’ancien poste de police et de pompier de la rue Filion, le Musée du ski a trouvé sa source en 1981, grâce à Denis Chabot, de Val-Morin. Je lui ai offert mes services, à titre d’historien et de muséologue. Des subventions nous ont permis de transformer la caserne en lieu permanent d’exposition.»

Ancien officiel à Mont-Tremblant, M.Allard est devenu la mémoire vivante de la discipline, en multipliant des conférences sur le sujet partout dans les Laurentides.

«J’ai utilisé mon expérience personnelle pour aider à mettre le Musée sur pied. Partout où je vais, il possède la réputation d’être un musée professionnel, et j’en suis fier. Depuis 10 ans, le nombre de visiteurs est passé de 500 à plus de 3000 par année. Je fais les conférences bénévolement, avec des visites guidées occasionnelles aux notables qui viennent y faire un tour. »

Mémoires vives

Le muséologue adore mettre à l’avant-plan des chiffres et anecdotes, qui illustrent l’importance des sports de glisse dans la région.

« Saviez-vous que 300 des 600 pentes existantes au Québec se trouvent dans les Laurentides? On parle souvent de Saint-Sauveur et de Tremblant, mais Shawbridge (Prévost) a aussi eu son heure de gloire avec le Big Hill, le centre de ski où se trouvait l’auberge Laurentian, de l’autre côté de l’autoroute 15. »

« Mieux encore, tous connaissent le sentier Jack Rabbit, entre Shawbridge et Labelle. Mais dès 1905, une première excursion de ski de fond a été organisée entre Ivry et Shawbridge, en direction sud. Quatre membres du Montreal Ski Club avaient effectué la randonnée… que j’ai moi-même eu le plaisir de refaire, en trois jours de parcours, d’Ivry jusqu’à Saint-Sauveur, quand j’avais 14 ans. »
Michel Allard se décrit comme «un adepte du ski, sans être excellent» dans la discipline. Il louange toutefois sa fille, Héloïse, une enseignante de niveau 4, ancienne coéquipière de Geneviève Simard en ski alpin.

«Héloïse a longtemps été à Vallée Bleue, sous l’égide de Jacques Champoux. J’ai écrit et dédié mon livre (rédigé avec Mimi Painchaud-Francœur), Le Cœur des Laurentides, aux éditions Septentrion, à mes deux petits-enfants », a achevé le digne ambassadeur du ski.

 

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