Après avoir étudié diverses solutions afin de pourvoir l’ensemble des résidents des Pays-d’en-Haut des services d’Internet haute vitesse, les élus ont choisi d’abandonner le projet. Du moins pour l’instant.
Un sondage réalisé au début de l’été dernier révélait que la majorité de la population des Pays-d’en-Haut souhaitait ardemment que la MRC résolve une fois pour toutes l’épineux problème de connexion Internet. Malgré qu’ils habitent à seulement une heure de Montréal, certains résidents n’ont toujours pas accès au service haute vitesse, ce qui constitue une entrave majeure au télétravail.
«On a étudié plusieurs alternatives, confie le préfet de la MRC, Charles Garnier, mais la solution nous coûtait 20 millions de dollars.» Malgré une subvention potentielle pouvant éponger la moitié des investissements et l’implication de Cogeco à hauteur de 4 millions de dollars, la facture résiduelle demeurait trop salée aux yeux des élus.
Le fait est que les distributeurs sont peu enclins à brancher les clients éloignés des noyaux villageois, faute de densité populationnelle. Une résolution du CRTC datant de janvier 2008 les oblige pourtant à fournir un lien potable en ce sens.
Au nord, la communauté prend les devants
Dans les Hautes-Laurentides, la population a décidé de prendre le taureau par les cornes, en créant un organisme à but non lucratif géré par des intervenants locaux. Une façon de décider ensemble de l’avenir du réseau.
Communautel Inc. s’appuie sur la participation d’une poignée de bénévoles qui voient dans Internet un outil de développement pour revitaliser leur région.
Au mois d’août 2006, des premiers tests ont été effectués pour la couverture des ondes radio. Les résultats ont surpassé les attentes. L’année suivante, un projet-pilote, financé par l’organisme Un Québec branché sur le monde (UQBM) a permis de constater qu’une rentabilité était possible. La MRC a toutefois refusé de s’impliquer financièrement dans le projet. Seules les municipalités de Nominingue, La Macaza et Rivière-Rouge ont accepté d’offrir un peu de leur soutien. Nominingue s’est même engagée dans un partenariat de 100 000$ qui permettra d’accroître les infrastructures du réseau.
En mars de l’année dernière, l’organisme obtenait $45,581 dans le cadre du programme APSI (Appui au Passage à la Société de l’Information). Une nouvelle subvention triennale de 86 000$ permettra cette fois de consolider le projet. Communautel utilise la fibre optique municipale, ce qui réduit considérablement les coûts d’installation du service et l’effet de congestion en période de pointe, tout en optimisant un réseau payé en partie par les contribuables.
Le système n’est toutefois pas sans failles. L’année dernière, les abonnés du secteur Sainte-Véronique ont été privés de service durant tout le mois de janvier. Une éolienne défectueuse et les froids intenses ont causé des dommages importants aux installations.
Un service peu coûteux
Le service haute vitesse (2 à 3 mégabits par seconde) est disponible pour 30$ par mois. Il faut toutefois compter 250$ plus taxes pour l’installation du système. C’est l’entreprise ForSAK Technocom, de Rivière-Rouge, qui opère la desserte Internet par le biais d’une tour de 57 mètres érigée dans la ville.
La MRC des Laurentides a élaboré un projet similaire dans sa région. Mont-Laurier fait de même. Le Centre local de développement des Pays-d’en-Haut continue pour sa part de chercher une solution à la problématique, en évaluant les possibilités offertes notamment par les satellites nouvelle génération. Une façon d’éviter la construction de tours de transmission.
Les fondateurs de Communautel Inc ont eu du flair. Il leur fallait une certaine dose d’audace pour plonger dans l’aventure. Certains d’entre eux ont injecté jusqu’à 30 000$ de leur poche pour faire aboutir le dossier. Leur ambition était légitime. Les dettes sont déjà derrière.
«C’est la plus belle réussite qu’on puisse trouver au nord de Saint-Jérôme. Une véritable prise en main du milieu», lance fièrement le président actuel de Communautel et ancien gestionnaire, Pierre Picotte. Le système est si fiable, que les bénévoles ont réussi à doter l’aéroport international de La Macaza de leur service Internet.
Internet haute vitesse
Le Conseil des maires abdique
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Commentaires
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- Yan Borgia
- - 22 Novembre 2010 à 11:54:12
Encore une question : « Le fait est que les distributeurs sont peu enclins à brancher les clients éloignés des noyaux villageois, faute de densité populationnelle. » Est-ce que de ne pas avoir accès à la haute-vitesse Cogéco sur le chemin Pierre-Péladeau, à seulement 4 kilomètres des bureaux de Cogéco en direction de Ste-Marguerite fais de ces résidents des clients éloignés des noyaux villageois?
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- Yan Borgia
- - 22 Novembre 2010 à 11:52:03
Bonjour Nathalie, Tout d’abords, je tiens à vous remercier d’avoir communiqué avec moi au sujet de votre article traitant de la haute-vitesse internet dans les Pays-d’en-Haut. C’est un sujet qui m’apostrophe personnellement et avec lequel je suis contraint de négocier chaque jour de ma vie depuis que j’habite Ste-Adèle (Lac Pilon). Ensuite, je me demande si nos décideurs font eux-mêmes face à ce problème dans leur vie de tous les jours! Je présume que non, car ce serait probablement les premiers aux barricades pour exiger ce service pour tous, service que je qualifierais, en cet an de grâce 2010, d’essentiel. Si vous me permettez, je voudrais préciser ici à ceux qui ont l’internet haute-vitesse, que dis-je, ceux qui n’ont que la moyenne vitesse, qu’ils sont à des annés lumières plus rapide que nous avec notre « pôvre connexion modem téléphonique commuté a moins de 50Kb/s ». Qu’est-ce donc que ces beaux grands mots? Rien d’autre que la préhistoire, comme si l’électricité était encore un rêve pour nous les paysans des Laurentides! Saviez-vous qu’avec les technologies d’aujourd’hui, non seulement l’internet se doit d’être rapide, mais que c’est un minimum pour surfer sur la fameuse toile mondiale. Imaginons un serveur web basé en France, ce serveur gère des milliers de demandes par minutes (je reste conservateur). Tous les utilisateurs qui se branchent sur ce serveur disposent de quelques millièmes de secondes pour exécuter leur demande et être redirigés vers la ressource demandée. Quand nous, « pôvre connexion modem téléphonique commuté a moins de 50Kb/s et paysans des Laurentides » arrivons avec n---o---t---r---e---d---e---m---a---n---d---e---i---n---t---e---r---m---i---n---a---b---l---e, ben on se fait tirer la chaîne par le serveur qui passe à une autre demande! Le pire ce n’est pas de se faire rejeter, c’est de ne pas le savoir…ou à tout le moins de ne s’en apercevoir qu’au bout de quelques minutes! Aller voir mes mails sur Gmail peut me prendre jusqu’à une demi-heure pour seulement deux ou trois mails! Je ne vous dis pas ce qui se passe si je décide de visiter un site avec une ou deux photos, quant à Youtube, oublions même l’idée. Et que dire de mettre à jour notre Windows? Après huit heures de téléchargement, c’est tellement long qu’une erreur se produit et tout est à recommencer! Ceci représente ce que nous vivons avec notre connexion internet de la préhistoire. Mais que dire du développement durable en rapport avec cet état de choses? C’est bien simple, énormément de gens travaillent maintenant à domicile et ont besoin d’une connexion rapide pour ce faire, donc c’est une entrave à l’emploi dans notre région. Ensuite, c’est une entrave au développement domiciliaire, car beaucoup de gens ne construisent pas, ou n’achète pas de maison dans les zones non couvertes par l’internet haute-vitesse. De plus en plus de Baby-boomer de la grande métropole recherche un endroit paisible dans les Laurentides, mais se rebiffent quand ils s’aperçoivent qu’ils ne peuvent avoir accès à l’internet haute-vitesse. Est-ce que, quand je me promène dans le centre-ville de Ste-Adèle, lorsque je vois tous ces espaces commerciaux vides, le dynamisme inexistant, les rues désertes ou les passants se font rares et tous les signes d’une ville en déchéance, je dois me dire que nous n’avons vraiment pas besoin de faire des efforts pour revigorer Ste-Adèle et que les Baby-boomers de la grande métropole, ben ils n’ont qu’à aller s’installer ailleurs? Je crois que nous, citoyens de Ste-Adèle, passons à côté d’un levier économique puissant en se pliant au manque de volonté de nos élus de faire progresser ce dossier… Yan Borgia, Résident de Ste-Adèle avec une connexion internet préhistorique!
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- Yan Borgia
- - 22 Novembre 2010 à 11:40:36
J’ai oublié de demander à nos élus si plusieurs alternatives se limitaient à la plus coûteuse c.a.d. celle avec l’implication de Cogéco?

