(Photo : Médialo - Jean-Simon Guay)
Marie-Claude Lacroix et Patrick-Sylvain Pigeon, propriétaires d’Arcadia.

Arcadia, un lieu pas comme les autres

Par Jean-Simon Guay

Restaurant, lounge, bubble tea, ramens et quelque 175 jeux de société : Arcadia rassemble plusieurs univers sous un même toit. Ouvert depuis le 12 août sur la rue Principale, à Saint-Sauveur, le nouvel établissement invite les clients à manger, à boire… ou à s’attarder autour d’une partie.

« Les gens peuvent venir juste manger et prendre un bubble tea s’ils veulent. Ils peuvent aussi venir jouer sans nécessairement manger. L’un n’exclut pas l’autre », résume Marie-Claude Lacroix, qui a fondé Arcadia avec son conjoint, Patrick-Sylvain Pigeon.

Le jeune couple dans la vingtaine est originaire de Rimouski. Lui est chef et s’affaire principalement en cuisine, alors qu’elle règne sur la ludothèque et accompagne les joueurs. Pour le moment, ils sont seuls pour faire tourner le restaurant.

L’idée d’ouvrir un établissement mijotait depuis plusieurs années. Un premier projet envisagé avant la pandémie n’a jamais vu le jour. Le couple a finalement quitté Rimouski pour les Laurentides, où vit une partie de la famille de Marie-Claude Lacroix. Un séjour dans la région leur avait déjà permis de découvrir Saint-Sauveur.

« On avait visité et on trouvait ça tellement magnifique. C’est beau de se promener ici. Il y a des montagnes, il y a des lacs », raconte-t-elle.

Un univers construit à la main

Trouver un local suffisamment grand pour accueillir une cuisine et une salle de jeux, sans dépasser leur budget, n’a pas été une mince affaire. Ils ont finalement choisi un ancien commerce de vêtements de la rue Principale. Trois mois de travail ont ensuite été nécessaires pour transformer l’endroit.

Tables, banquettes, peinture et décoration : le couple a mis la main à presque tout. « On n’a pas ouvert Arcadia avec des moyens incroyables. On a tout fait de nos mains », souligne Patrick-Sylvain Pigeon.

Le résultat se veut chaleureux et convivial, avec une petite touche mystérieuse. Celle-ci est notamment incarnée par DD, un chat-spectre espiègle devenu la mascotte du restaurant. Lors de leurs visites, les clients peuvent accumuler des « fragments d’âme » et les échanger contre différentes récompenses.

Malgré son nom, Arcadia n’est toutefois pas une salle d’arcade. « Les enfants passent devant et disent : “Il y a des arcades!” On leur dit : “Non, ce sont des jeux de société” », raconte Marie-Claude Lacroix en riant.

Des jeux pour tous les goûts

Devant les quelque 175 jeux disposés sur les tablettes, les clients ne sont pas laissés à eux-mêmes. Marie-Claude Lacroix les guide selon leurs goûts et leur expérience.

« Je leur demande quel genre de jeu ils veulent : coopératif, facile, long, pas long. Je leur propose différents jeux, ils décident, puis je l’installe et je leur explique », détaille-t-elle.

En cuisine, Patrick-Sylvain Pigeon mise principalement sur les ramens. Après avoir d’abord proposé des bouillons plus clairs, le chef a récemment mis au point une recette plus riche à base de poulet, dont il se montre particulièrement fier. « Je l’ai fait goûter à deux ou trois personnes et, pour l’instant, ça pogne », raconte-t-il. Bubble teas, cafés et boissons classiques complètent l’offre.

Arcadia veut également devenir un lieu de rendez-vous grâce à des activités thématiques. Une grande soirée consacrée au jeu Loup-Garou figurait notamment au calendrier le 12 septembre, tandis que des initiations à Donjons et Dragons font aussi partie des possibilités.

« On aimerait faire des événements toutes les deux semaines, même toutes les semaines un jour. On verra », lance Marie-Claude Lacroix. Une autre façon, pour le couple, d’inciter les gens à déposer leur téléphone et à se retrouver autour d’une table.

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