Biodiversité : le miel de Piedmont coulera devant le public
Par Jean-Simon Guay
Le Rucher Collectif invite la population à assister à une extraction publique du miel, le 9 août prochain, à la Gare de Piedmont. Une activité à la fois gourmande, interactive et éducative qui permettra de découvrir tout le travail des abeilles… et des bénévoles.
Le miel ne vient pas de l’épicerie. C’est le message que souhaite transmettre le Rucher Collectif en ouvrant au public les portes de son processus d’extraction, le dimanche 9 août, à la salle polyvalente de la Gare de Piedmont.
« Le miel, comme les carottes, ça ne vient pas de l’épicerie. Il y a tout un travail derrière ça, autant de la nature, des abeilles que des bénévoles », résume Michel Bélanger, trésorier de l’organisme.
Les visiteurs pourront assister à chacune des étapes de l’extraction. Après avoir retiré la fine couche de cire qui scelle les alvéoles, les bénévoles placeront les cadres remplis de miel dans un imposant extracteur, une centrifugeuse qui permet de séparer le miel de la cire. Le précieux liquide sera ensuite filtré avant d’être mis en pot.
L’activité ne se limitera toutefois pas à une démonstration technique. Les participants pourront poser leurs questions, participer à un quiz sur les abeilles et, surtout, goûter au miel fraîchement extrait.
« On ne peut pas avoir plus frais. Le miel va sortir directement de l’extracteur », souligne M. Bélanger.
Le miel de Piedmont
L’extraction portera exclusivement sur le miel produit à Piedmont, où le Rucher Collectif entretient deux ruches depuis cinq ans. Environ 50 kilogrammes de miel de printemps et de miel d’été devraient être récoltés.
Les visiteurs pourront d’ailleurs constater que, tout comme le vin, le miel reflète le terroir et les floraisons de chaque saison.
« Le miel de printemps n’a pas le même goût que celui de l’été. Les abeilles produisent vraiment le fruit du terroir », explique M. Bélanger.
Si la récolte s’annonce intéressante, elle demeure inférieure à celle de l’an dernier. Le printemps frais et les épisodes de pluie ont limité les conditions idéales pour la production de nectar et de pollen.
Au-delà du miel, l’organisme souhaite surtout sensibiliser la population à l’importance des pollinisateurs et de la biodiversité. L’initiative, présente à Piedmont, Sainte-Adèle, Saint-Sauveur, Morin-Heights et maintenant à Saint-Adolphe-d’Howard, mise avant tout sur l’éducation et l’engagement citoyen pour faire fleurir les Laurentides.