(Photo : Médialo — Louis-Philippe Forest-Gaudet)

Conseil municipal de Saint-Sauveur : fleurs, organismes et développement : la Ville défend ses choix

Par Louis-Philippe Forest-Gaudet (Initiative de journalisme local)

Les choix budgétaires, l’entretien horticole, les organismes et la vision du développement de Saint-Sauveur ont dominé la séance du conseil municipal du 15 juillet, où plusieurs citoyens ont interpellé les élus.

Les critiques entourant l’entretien des plates-bandes ont une nouvelle fois occupé une large place durant la séance du conseil municipal de Saint-Sauveur. Le maire Luc Martel a reconnu que la transition vers des aménagements composés davantage de vivaces s’accompagnait de défis. Il réaffirme que la Ville ne reviendra pas sur ses choix environnementaux et sur la coupe de trois employés sur cinq en horticulture. « On est en transition. On est au courant. On voit tout ce que vous voyez », a-t-il affirmé.

Le maire a expliqué que les vivaces demandent davantage de patience avant d’offrir leur plein potentiel. Il a aussi indiqué que l’administration étudiait la possibilité d’embaucher un ou deux étudiants afin d’accélérer le désherbage des secteurs prioritaires.

La conseillère Sophie Coulombe a confirmé qu’un rattrapage est prévu. « Oui, c’est notre intention de le faire. On n’a pas l’intention de laisser la ville à l’abandon », a-t-elle assuré. Selon elle, le virage vers les vivaces doit permettre de réduire les coûts à long terme grâce à la division des plants au fil des saisons.

Des propos qui font réagir

Le débat a toutefois dépassé la seule question horticole. En évoquant les critiques publiées sur les réseaux sociaux, Luc Martel a affirmé que certains commentaires provenaient de personnes qui, selon lui, « écrivent trois fautes sur cinq mots » et qu’il n’était « pas certain que ces gens-là savent ce qu’est les changements climatiques ».

Cette remarque a été dénoncée par la commerçante et résidente madame Boileau. « Vous avez des citoyens qui viennent de tous les milieux. Il y en a qui sont dyslexiques, d’autres qui ont une dysphasie. Tous ces gens-là ont le droit de s’exprimer », a-t-elle répondu.

Selon elle, le débat dépasse largement les fleurs. « Ce ne sont pas juste les plates-bandes. C’est un ensemble de décisions qui viennent toucher l’ADN de la ville », a soutenu Mme Boileau, en faisant notamment référence aux compressions dans certains événements, aux organismes et à l’image du village.

Elle estime que l’effet cumulatif de ces décisions inquiète autant les commerçants que les citoyens. « Il faudrait humaniser pour le bien de tout le monde », a-t-elle lancé.

Luc Martel a répondu que le conseil cherchait avant tout à respecter la capacité de payer des citoyens et des commerçants. « On ne peut pas avoir l’argent et le beurre », a-t-il résumé, ajoutant qu’il n’avait pas constaté d’effet négatif sur l’achalandage touristique jusqu’à maintenant.

Chambre de commerce et organismes

Le maire a également indiqué que la Ville attend toujours un retour de la Chambre de commerce et de tourisme de la Vallée de Saint-Sauveur afin d’amorcer les discussions sur un protocole de trois ans. « La balle est dans leur camp », a-t-il affirmé, précisant que le maire de Piedmont, Bernard Bouclin, participera aussi aux échanges.

Le soutien aux organismes a également occupé une partie des discussions.

Concernant le Musée Claude Rodrigue, Luc Martel a tenu à préciser que l’organisme n’avait jamais demandé d’aide financière directe, mais plutôt un partenariat permettant à la Ville d’offrir des billets à prix réduit à la population.

Le directeur général Jean-Philippe Gadbois a expliqué que la Ville cherchait surtout à maintenir une équité entre les organismes, tout en annonçant qu’une politique officielle de soutien est en préparation.

Le conseil a par ailleurs devancé le versement de 5 000 $ au Musée du ski, qui éprouve actuellement des difficultés financières. Durant la période de questions, un citoyen a suggéré de revoir la mission du musée afin d’y intégrer davantage d’activités interactives et de mettre en valeur les athlètes contemporains.

Bruit, chiens et nouveaux projets

Le dossier de la ventilation de l’école de la Montagne est revenu à l’ordre du jour. Une résidente a de nouveau dénoncé les nuisances sonores causées par les équipements mécaniques, affirmant que le Centre de services scolaire avait refusé une médiation. La Ville entend effectuer un nouveau suivi auprès du Centre de services scolaire des Laurentides.

Le maire a également appelé les propriétaires de chiens à faire preuve de civisme dans les sentiers. « Je ne peux pas croire qu’à Saint-Sauveur il y a des gens qui ne sont pas capables de ramasser le caca de leur chiens », a-t-il lancé, rappelant que des sacs et des poubelles sont déjà disponibles à plusieurs endroits.

Les élus ont aussi adopté le protocole permettant la tenue du Demi-marathon de Saint-Sauveur jusqu’en 2028. L’événement devrait attirer près de 2 000 participants en septembre et sera désormais associé à une cause de bienfaisance.

Enfin, un projet de bâtiment de quatre étages comprenant 26 logements et un commerce sur la rue Principale fera l’objet d’une consultation publique le 11 août. Deux conseillères ont voté contre la résolution, souhaitant entendre la population avant d’appuyer une telle densification du noyau villageois.

2 commentaires

  1. 26 logements sur 4 étages rue Principale…ouff
    Bienvenue à St-Blainville des monts
    Ensuite un projet similaire sur le site du Gibbys.
    Il faut densifier…à tout prix!

  2. Une suggestion pour économiser puisque ça semble être de mise.
    Fusion avec Piedmont, de toute façon nous partageons plusieurs services.
    Un seul maire, moins de conseillers, et des blocs appartements sur la 117, pour garder le vieux
    Piedmont et St-Sauveur avec un certain cachet qui plait autant aux résidents qu’aux touristes.

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