(Photo : Municipalité de Sainte-Anne-des-Lacs)
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Fausse alerte pour la présence de cyanobactéries à deux plans d’eau

Par Luc Robert

Le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCC) a reçu deux signalements de la présence d’une fleur d’eau de cyanobactéries sur des plans d’eau à Sainte-Anne-des-Lacs. Ces signalements ont été pris en note, tel que prévu à la procédure provinciale, mais n’ont pas fait l’objet de visite sur place.

Prudence pour les animaux

À la Municipalité de Sainte-Anne-des-Lacs, l’agente aux communications Jessica Perron a souligné qu’aucune prolifération d’algues bleues-vertes n’a été constatée sur le territoire.

« À défaut de pouvoir faire la démonstration que des animaux ayant fréquenté les plans d’eau allégués sont bel et bien décédés d’une cyanobactérie, nous appelons à la vigilance avant de relayer des informations non fondées. Notre personnel échantillonne la qualité de l’eau des lacs du territoire, plusieurs fois par saison. La dernière tournée a eu lieu cette semaine. Bien que deux lacs de la Municipalité (Caron et Johanne) soient « sous surveillance » en raison de leur historique, la situation demeure sous contrôle et aucune trace de prolifération n’a été observée », a-t-elle détaillé par courriel, en réponse aux questions d’Accès.

Dans une publication Facebook de la Municipalité sur le sujet, le 30 juin dernier, et reprise dans l’infolettre du vendredi dernier, Sainte-Anne-des-Lacs a tenu les précisions suivantes. « Depuis quelques jours, différentes publications circulent sur la présence de cyanobactéries dans les lacs à proximité, y compris, toujours selon la rumeur, un plan d’eau à Sainte-Anne-des-Lacs. Les algues bleues-vertes peuplent naturellement plusieurs types de milieu, dont les plans d’eau douce et d’eau marine. Le problème en milieu aquatique, c’est leur prolifération, qui peut être favorisée par divers facteurs, comme la température élevée de l’eau ou sa stagnation. En raison des températures qui sont actuellement basses et des fortes pluies des derniers jours, les conditions pour leur prolifération ne sont pas remplies », est-il souligné.

Pas de visite du ministère

Le MELCC n’a pas visité les lacs, comme les deux signalements ne correspondaient pas aux critères pour qu’une présence soit nécessaire. 

« En effet, à la suite du signalement d’une fleur d’eau, la direction régionale concernée du MELCC effectue une visite, s’il y a lieu, pour échantillonner le plan d’eau, si celui ci respecte au moins un des critères suivants : s’il n’était pas connu pour la problématique des cyanobactéries et qu’il sert à l’approvisionnement en eau potable pour un réseau assujetti au Règlement sur la qualité de l’eau potable (RQEP); s’il nécessite un suivi particulier (en raison du signalement à une direction de santé publique ou de la tenue d’un événement spécial d’activités récréatives de contact avec les eaux, comme une compétition de natation ou de canot); si une situation majeure justifie qu’on s’y déplace, selon la direction régionale (ex. : manifestation extrême du phénomène); ou encore s’il fait l’objet d’une entente officielle entre différents gouvernements (plan d’eau transfrontalier) », a détaillé M. Frédéric Fournier, conseiller en communications et porte-parole régional du MELCC.

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