(Photo : Ève Ménard)
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Hôtel Chantecler : Un permis de démolition autorisé

Par daniel-calve

Lors de la séance ordinaire du conseil municipal de Sainte-Adèle du 17 février, à la suite d’une analyse par le Service de l’urbanisme et de l’environnement, et sur recommandation du Comité consultatif en urbanisme, le conseil a adopté à l’unanimité un PIIA qui autorise la démolition d’une partie de l’hôtel Chantecler.

« Un permis a été autorisé afin qu’une section de l’hôtel soit démolie. L’hôtel avait été examiné il y a déjà quelque temps pour son côté patrimonial; toutefois, avec les nombreux ajouts et rénovations dans le passé, le Chantecler n’a pas été retenu pour une citation », nous explique Nadine Brière, mairesse de Sainte-Adèle. Cette dernière ajoute : « Une page de l’histoire de Sainte-Adèle se tourne pour faire place à un nouveau projet qui ne nécessite aucun changement de zonage, mais qui va par la force des choses redessiner le paysage de Sainte-Adèle. Encore une fois, je tiens à rassurer la population. Le nouveau projet est en analyse et nous allons être très sévères afin de voir à la préservation de notre lac Rond ».

Par ailleurs, la mairesse mentionne sur sa page Facebook : « Lors du dernier conseil de ville, le point sur la démolition d’une section de l’hôtel Chantecler afin de faire place au nouveau projet du propriétaire est passé sous le radar des citoyens. Un seul citoyen est venu poser des questions ». Nadine Brière déplore que  l’attention soit  tournée seulement sur un dossier à la fois.

On se souviendra que le 4 juin dernier le propriétaire d’Hôtels Gouverneur, Jacques Goupil, propriétaire de l’Hôtel Chantecler, avait déposé un projet immobilier d’envergure à la ville de Sainte-Adèle, dont les premiers coups de pelle sont prévus au printemps 2020.

Le projet

Le projet du Chantecler est en deux phases.  La première étant le Lux Gouverneur, un immeuble locatif pour personne âgée très luxueuse. Le projet d’une valeur de 30 M$ exige la démolition d’une section de l’hôtel, pour ceux qui connaisse bien l’endroit on parle de la section administrative, coin-terrasse surtout.  La phase un touche donc une partie de la montagne 1 (pour les skieurs on parle de la piste de l’hôtel) et son stationnement.

La phase deux n’exige pas de changement de zonage non plus. Elle consiste à faire le développement de la montagne 2, 3 et 4.  Le projet n’a pas encore été déposé à la ville, mais la règlementation veut que M. Goupil laisse 10 % en terrain ou en argent.  « Pour l’instant, nous en sommes à la phase un du projet, mais il est certain que lors du dépôt de la phase deux nous allons négocier avec M. Goupil.  Les sentiers qui sont là actuellement font beaucoup plus que 10 %, nous allons donc voir afin de conserver un corridor afin que les citoyens de Sainte-Adèle puissent se rendre au parc du Mont Loup-Garou » tient à souligner la mairesse.

Cette dernière mentionne par ailleurs que le projet du parc du Mont Loup-Garou fait suite au dépôt du projet de M. Goupil.  « L’administration en place est consciente qu’un tel projet va avoir des pertes écologiques et économiques.  Nous avons donc décidé de prendre les choses en main et de créer le projet du Loup-Garou.  Actuellement, 90% de nos sentiers de plein air sont sur des terrains privés, chaque année on en perd un peu.  La pression du développement résidentiel est très forte, mais nous ne voulons pas perdre de vue ce qui caractérise Sainte-Adèle. L’administration a une vision à long terme  », précise Nadine Brière.

Au moment d’écrire ces lignes, Jacques Goupil ne nous avait pas rappelés.

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