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Il faut une régionalisation de la culture, constate Pierre Curzi

Par Éric-Olivier Dallard

De passage à Saint-JérômeDe passage à Saint-Jérôme

En tournée régionale pour scruter la santé de la culture québécoise, l’ex-ministre de la Culture et des communications, Agnès Maltais, et son collègue le député Pierre Curzi, ont dressé les forces et faiblesses de la région, lors d’un point de presse tenu mardi dernier à Saint-Jérôme.

Si la culture vit partout les mêmes réalités et que tout s’articule autour des lieux, des créateurs et des institutions, il n’en demeure pas moins que chaque région possède des caractéristiques qui lui sont propres. Au-delà du manque d’argent pour produire, écueil numéro un de nombres d’artistes, les produits culturels en régions périphériques souffrent d’un mal encore plus insidieux. «Tout vient de Montréal, mais ce qui est produit en région ne circule pas, a noté le député de Borduas et délégué à la Culture, Pierre Curzi. Pourtant la culture, ce n’est pas seulement des représentations, ça s’inscrit dans les paysages, dans le patrimoine bâti, dans le patrimoine immatériel, dans les cours d’eau, ça touche l’environnement, le tourisme, l’économie, et ça devient un moteur qui infuse toutes les autres parties de nos vies.» C’est par là que la cohésion sociale va pouvoir se maintenir, estime le député.

Le projet de salle a également fait l’objet de discussions. La région est incapable de soutenir l’ensemble de l’offre, les équipements ont vieilli et sont inadéquats. Comme il n’y a pas non plus de reconnaissance muséale, le Musée d’art contemporain des Lau-rentides doit sa gestion à des projets sans cesse renouvelés et des campagnes de financement plus ou moins lucratives. «Il faut agir, lance Agnès Maltais. Peu de régions de ce type connaissent une telle explosion démographique. Ici, on retrouve beaucoup d’artistes-producteurs. Les artistes sont encore des bâtisseurs et la présidente du Conseil de la culture des Laurentides l’a très bien compris. Il faut revoir les modes de financement pour que la région puisse gérer ses propres projets et que ça n’arrive pas « taggé» de Québec autrement, les artistes seront incapables d’avancer.»

Identité régionale

Par ailleurs, les députés péquistes ont discuté longuement d’identité régionale avec les membres du Conseil de la Culture des Laurentides. Ceux-ci semblaient étonnés de voir à quel point notre culture est intrinsèquement liée au patrimoine visuel. Avec la pression des promoteurs immobiliers et l’augmentation de l’affluence touristique, tout un débat pointe à l’horizon. La Charte de protection des paysages naturels et bâtis des Laurentides, signée par plus de 150 municipalités est un pas dans la bonne direction, a souligné le député de Bertrand, Claude Cousineau, qui participait à la rencontre, au même titre que Gilles Robert, successeur de Lucie Papineau

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