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Le deuxième Forum sur les lacs mise plus que jamais

Par Éric-Olivier Dallard

Le Conseil régional en environnement des Laurentides (CRELA) a réussi à démontrer une fois de plus que la recette ma-gique du succès se retrouve dans les trois cercles de son logo, a déclaré Anne Léger, directrice par intérim et coordonnatrice du deuxième Forum sur les lacs, qui se tenait au Mont-Gabriel la semaine dernière. Pour une seconde fois donc, scientifiques, citoyens et politiciens ont pu réfléchir ensemble sur une même problématique, la santé des lacs du Québec.

Le Conseil régional de l’environnement des Laurentides, en collaboration avec le Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec (RNCREQ), voulait évaluer les pistes de solutions pour mettre fin au fléau des algues bleues et mesurer le travail accompli depuis la tenue du premier forum. André Beau-champ, observateur et analyste, a fait une synthèse fort appréciée de la situation en compagnie d’un de ses collègues. Le directeur de la Station de biologie des Laurentides de l’Université de Montréal, Dr Richard Carignan, a pour sa part, fait un survol de la qualité des lacs de la province. Il a également été question du phénomène de vieillissement de nos plans d’eau, des causes et des pseudo-remèdes pour réparer les torts causés. Yves Prairie, directeur du Groupe de recherche interuniversitaire en limnologie et en environnement aquatique (GRIL) est venu démystifier les cyanobactéries tandis que le doctorant en sciences de l’environnement à l’UQAM, Nicolas Milot, se questionnait à savoir à qui revient la responsabilité de la pollution (et la dépollution) des plans d’eau du Québec.

La ministre Line Beauchamp a fait une brève apparition, le temps de présenter brièvement son projet de loi sur l’eau, féliciter le travail l’organisme et souligner l’apport de la municipalité de Lanthier, qui vient de se mériter le Phénix de l’Environnement, dans la catégorie Renaturalisation de la bande riveraine des lacs et des cours d’eau pour avoir adopté un règlement interdisant la coupe de toute végétation, incluant le gazon, à l’intérieur des premiers dix mètres de la rive.
«Une vague de changement a été déclenchée non seulement dans notre région, mais dans l’ensemble du Québec, constate Anne Léger. Et Bleu Laurentides pourrait bientôt faire des petits.» La mobilisation est impressionnante, renchérit le président d’Abrinord, André Goulet, qui s’apprête à signer plusieurs ententes de bassins versants au cours des prochains mois.

Au terme de l’événement, Jacques Ruelland, a été reconduit à titre de président du RNCREQ.

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