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Le parc national du Mont-Tremblant aura enfin son centre d’interprétation

Par nathalie-deraspe

Après plus de 30 ans d’attente

Hier matin, la ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, Line Beauchamp, a fait escale dans la région pour annoncer des investissements totalisant 6,1 M$ au parc national du Mont-Tremblant et dans les réserves fauniques de Papineau-Labelle et Rouge-Matawin.

Louise Cadieux pourra tranquillement songer à la retraite. Cette chef naturaliste, à l’embauche du parc national depuis 1976, ne pensait jamais voir la construction d’un centre de découvertes avant de quitter son employeur. À l’interne, le sujet faisait fréquemment l’objet de blagues.
«Quand le réseau des parcs a été transféré à la SÉPAQ (Société d’établissements de plein air du Québec), nous avons entrepris une première phase de développement de 8,6 M$, explique le vice-président à l’exploitation, Raymond Desjardins. L’annonce d’aujourd’hui, c’est un coup de pouce de plus à tout ce qui se fait déjà ici.» Une exposition permanente et un film portant sur le loup, cet emblème du parc, ajoutera à l’attrait suscité par le lac Monroe. Un sentier multi-fonctionnel reliera le nouveau bâtiment au poste d’accueil afin de faciliter les déplacements des visiteurs à vélo et diminuer la circulation automobile dans le secteur de la Diable. À long terme, les gestionnaires du parc espèrent établir un lien cyclable entre la station de Mont-Tremblant et divers secteurs du parc national. Après avoir finalisé divers travaux de mise en valeur touchant les postes d’accueil, les emplacements de camping, les sentiers pédestres et le réseau routier dans les secteurs de la Pimbina et de L’Assomption, la Sépaq s’attaque désormais à développer le secteur de la Diable. Cette année, la Via ferrata, une expérience qui se situe à mi-chemin entre la randonnée pédestre et l’escalade, a suscité beaucoup d’engouement auprès des visiteurs. Les prêts-à-camper ont tout aussi populaires en juillet et août, avec 98% d’a-chalandage. Une part des investissements sera consacrée à la création d’un nouveau sentier de vélo dans le secteur L’Assomp-tion. Par ailleurs, la réserve faunique Rouge-Matawin, pourra reloger certains chalets et améliorer son réseau routier, tandis que Papineau-Labelle consolidera ses acquis.

L’annonce d’hier découle d’une enveloppe globale de 55 M$ réservée lors du dernier budget du gouvernement du Québec. Ces montants serviront surtout pour la mise en valeur des parcs nationaux, la conservation des milieux naturels et la mise à niveau des infrastructures des réserves fauniques et des centres touristiques de la Société des établissements du plein air du Québec. Des 22 parcs nationaux que comptent la province, celui de Mont-Tremblant s’avère le plus vaste et le plus vieux de tout le réseau. Malgré cela, le site ne disposait toujours pas d’un centre de découverte et de services.

En 2005, les retombées économiques du parc national de Mont-Tremblant étaient pourtant évaluées à 51 M$. Le parc est en fait le troisième en termes de visites quotidiennes, après Oka et Saint-Bruno, mais il s’agit de la destination la plus prisée parmi tous les parcs nationaux du Québec. Les deux tiers des visiteurs proviennent de l’extérieur de la région. Ces dernières années, l’ensemble des parcs nationaux du Québec enregistre une augmentation de l’achalandage.

Les Amis du Parc ont accueilli l’annonce avec enthousiasme. Sa présidente, Simone Fabre, promet tout de même de demeurer vigilante. «Ce qu’on veut surtout, c’est de sortir les motoneiges du parc.»

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