Le potentiel d’Argenteuil-Laurentides confirmé

Le potentiel d’Argenteuil-Laurentides confirmé
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Déjà 15 ans d’existence pour le Bureau du cinéma et de la télévision

Bien en selle dans ses locaux de la rue Grace, à Lachute, dans un magnifique édifice patrimonial datant de 1886, le Bureau du cinéma et de la télévision Argenteuil Laurentides (BCTAL) oeuvre pour sa grande région depuis 1997. Son mandat: proposer des lieux de tournage aux producteurs de films. Pour ce faire, l’organisme sans but lucratif et seul du genre au Québec, couvre le vaste territoire d’Argenteuil et des Laurentides, aussi loin qu’au nord de Mont-Laurier.

 

Ainsi, tour à tour, en 2000, la forêt de Sainte-Sophie pour le film La forteresse suspendue (Contes pour tous), puis la campagne de Saint-André-d’Argenteuil pour 15 février 1839, de feu Pierre Falardeau, de même que plus tard l’autoroute 50 pour une cascade dans The sums of all fears, une production américaine avec Morgan Freeman et Ben Affleck, tous ces endroits ont servi de décor aux équipes de tournage. Et bien d’autres depuis maintenant 15 ans d’existence.

 

Dernièrement, un village a été reconstitué dans Harrington à partir de bâtiments de ferme existants, et ce, pour servir les fins du réalisateur Luc Picard dans son film Ésimésac tiré des contes de Fred Pellerin. Bienvenue à Saint-Élie-de-Caxton en Argenteuil! L’Abbaye d’Oka a servi également de tournage pour la télésérie américaine Being Human. L’hôtel Colford, à Saint-Colomban, s’est avéré aussi un cadre de choix, mettant en vedette Jean Lapointe.

 

Des lieux qui, au préalable, auront été explorés, photographiés et répertoriés par le commissaire en poste et son équipe, un siège nouvellement occupé depuis janvier 2012 par Marie-Josée Pilon, auparavant adjointe au commissaire depuis 2001, laquelle s’est ssurée les services d’Amélie Carrizey, chargée de projets, en plus de Véronique Blain, durant l’été, pour les tâches de bureau. C’est une production américaine tournée dans Harrington, en 1996, qui a été à l’origine du Bureau du cinéma, alors que ses cofondateurs, Marc

Carrière, l’actuel dg de la MRC d’Argenteuil, et Dany Brassard, lui-même dg du CLD de la place, mûrissaient l’idée de tester le potentiel de leur région. Argenteuil au départ, puis les Laurentides à partir de 2001.

 

D’autres Bureaux ont existé, en Estrie et à Québec, mais ne sont plus, faute de financement, de tournage ou tout simplement de volonté. Basé à Montréal, le Bureau du cinéma et de la télévision du Québec chapeaute les opérations de développement. «Il y a une proximité montréalaise qui facilite nos représentations auprès des producteurs», signale au passage Marie-Josée Pilon. Un ratio d’un tournage sur trois provient de l’étranger, à ses dires.

 

Aussi, il va de soi que pour mousser leur territoire, la commissaire et son équipe participent à des événements internationaux afin d’y planter leur kiosque et rencontrer les producteurs du monde entier, sinon du Québec. Cannes et Los Angeles comptent parmi leurs destinations. Une impressionnante phototèque numérique présentant divers lieux de tournage et parfois des plus curieux, dont une cinquantaine de fermes des années 20, est un autre outil fort efficace.

 

Or, avec une moyenne annuelle de 20 productions de tournage, le BCTAL, ou le Bureau des Laurentides, une autre de ses appellations, aura généré plus de 70M$ en retombées économiques. Propriétaires de lieux, maisons d’hébergement, traiteurs et quincaillers du coin ont en l’occurrence profité des activités de tournage. Des bouts de chemin ont même été asphaltés, des fossés drainés.

 

L’heure est à la reconnaissance

Tous ces efforts ont porté fruit à la fin, puisque l’organisme a fait l’objet récemment de deux reconnaissances. Soit, après qu’il eut soumis sa candidature, le Prix Hector-Fabre 2011 pour sa promotion au Québec, au Canada et à l’étranger de la région des Laurentides comme terre d’accueil pour les tournages en cinéma, télé et publicité, un trophée reçu des mains de l’honorable Michelle Courchesne, actuelle vice-première ministre. Le Prix de la personnalité touristique Laurentides 2012 a été également décerné à Dany Brassard pour le caractère innovateur de ses actions en faveur du tourisme d’affaires dans les Laurentides.

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