(Photo : Unsplash)

Le Rucher Collectif : laisser tomber les feuilles pour la biodiversité

Par Alexane Taillon-Thiffeault (Initiative de journalisme local)

Avec sa saison 1000 feuilles, Le Rucher Collectif invite les citoyens à revoir leurs habitudes automnales en laissant les feuilles mortes au sol. Un geste simple qui permet de favoriser la biodiversité, tout en réduisant les déchets et les impacts environnementaux.

À l’arrivée de l’automne, nombreux sont ceux qui s’empressent de ramasser les feuilles mortes sur leur terrain. Pourtant, selon Michel Bélanger, du Rucher Collectif, ces feuilles représentent une ressource naturelle précieuse qu’il serait préférable de conserver.

« Au lieu de voir ces feuilles-là comme quelque chose d’un peu encombrant, on va en faire des alliées », explique-t-il.

Cette initiative, autrefois connue sous le nom d’Escouade 1000 feuilles, s’inscrit désormais dans une démarche de sensibilisation qui suit le rythme des saisons. Alors que le printemps met en valeur les pissenlits et que l’été encourage la diversité florale, l’automne devient l’occasion de promouvoir le feuillicyclage. « On a une matière première qui est gratuite et qui nous tombe du ciel avec les feuilles », souligne Michel Bélanger.

Des gestes simples à adopter

Contrairement à ce que certains pourraient croire, le feuillicyclage ne consiste pas à laisser toutes les feuilles s’accumuler sur le terrain sans intervention.

Sur la pelouse, Michel Bélanger recommande de conserver une mince couche de feuilles et de les déchiqueter à l’aide d’une tondeuse. Il importe toutefois de procéder progressivement afin d’éviter qu’une accumulation trop importante étouffe le gazon.

Dans les plates-bandes, les feuilles peuvent être laissées entières ou broyées autour des vivaces et des arbustes. Elles agiront comme une protection naturelle durant l’hiver, avant de se décomposer et d’enrichir le sol au printemps.

Quant aux feuilles excédentaires, elles peuvent être regroupées dans un coin du terrain pour se décomposer naturellement. Lorsque cette option n’est pas possible, Michel Bélanger encourage l’utilisation de sacs en papier plutôt que de sacs de plastique.

Des bienfaits pour l’environnement

Au-delà de l’entretien des terrains, cette pratique permet de réduire les quantités de matières transportées vers les installations de traitement, tout en limitant l’utilisation de sacs de plastique et les émissions liées au transport.

Le feuillicyclage contribue également à préserver les écosystèmes. En se décomposant, les feuilles enrichissent le sol et offrent un habitat à plusieurs organismes essentiels à la biodiversité. « On redonne à la terre ce qui émane des arbres pour la nourrir », résume-t-il.

Laisser la nature suivre son cours

Le Rucher Collectif encourage également les citoyens à repousser au printemps le nettoyage de leurs plates-bandes. Plutôt que de couper les tiges des vivaces à l’automne, celles-ci peuvent demeurer en place pendant l’hiver afin de protéger les végétaux et d’offrir des refuges aux insectes.

Pour Michel Bélanger, ces changements d’habitudes ne nécessitent ni investissements importants ni efforts considérables. « On invite les gens à poser des petits gestes simples et concrets autour d’eux pour encourager la biodiversité, pour encourager le vivant », conclut-il.

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