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L’environnement: au cœur de la stratégie de revitalisation du village de Saint-Adolphe-d’Howard

Par Éric-Olivier Dallard

Le maire suppléant de Saint-Adolphe-d’Howard en rêve. S’il n’en tient qu’à Robert Gauthier, la qualité exceptionnelle de l’environnement deviendra la mar-que de commerce de Saint-Adolphe-d’Howard et la pierre d’assise sur laquelle se fondera la revitalisation du village.

C’est face à un groupe de défenseurs de l’environnement que Robert Gauthier a exposé son point de vue et ce, à moins de trois semaines du premier «Grand rendez-vous de Saint-Adolphe», une consultation publique non partisane au cours de laquelle les intéressés pourront exposer leur point de vue sur les meilleures stratégies de revitalisation du village. La consultation du 28 juin porte spécifiquement sur l’environnement et le développement durable.

Pour Robert Gauthier, l’équation est limpide: un environnement de qualité exceptionnelle représentera de plus en plus un atout majeur dans la capacité de Saint-Adolphe-d’Howard d’attirer de nouveaux résidents permanents, nouveaux résidents qui constitueront une clientèle de proximité idéale pour les commerces établis au village. «Les commerçants locaux» sont en concurrence directe avec ceux des municipalités avoisinantes et avec seulement 3 500 résidents permanents, ils ne disposent pas d’un marché suffisant qui les inciteraient à prendre le risque de se développer et devenir ainsi plus concurrentiel» affirme Robert Gauthier. «Dans le même sens, poursuit-il, la municipalité n’a pas la masse critique de consommateurs pour attirer de nouveaux commerçants qui contribueraient à diversifier l’offre commerciale au village.» Selon Robert Gauthier, l’économie locale de Saint-Adolphe ne s’est jamais remis du choc causé par la fermeture de la base de radar au début des années ’80 et de l’exode des centaines de familles qui s’en est suivi. Il est donc urgent selon lui de rétablir un équilibre démographique en faveur du commerce local. «L’amélioration du niveau de vie des résidents et des villégiateurs de même que les changements dans les habitudes de vie, se sont aussi répercutés de façon majeure sur l’activité commerciale du village, explique Robert Gauthier. Plutôt que de proposer un nouveau projet de revitalisation rassembleur, les leaders politiques des trente dernières années, ont cru bon de s’appuyer sur des activités de loisirs traditionnelles pour soutenir l’économie locale. Personne n’a vu venir les changements climatiques qui anéantissent progressivement les activités de neige ni les cyanobactéries qui menacent la santé de nos plans d’eau» déclare Robert Gauthier. «C’est par dizaines de milliers que les baby boomers quitteront la ville pour s’établir dans les Laurentides au cours de la prochaine décennie, déclare Robert Gauthier. Pour nous distinguer des autres municipalités, nous devons envoyer un message très clair : à Saint-Adolphe-d’Howard nous sommes en train de créer un milieu de vie qui offre les meilleures garanties contre une urbanisation dont personne ne veut.»

Au cours des prochains mois, Robert Gauthier invitera le conseil municipal à faire de Saint-Adolphe-d’Howard le premier village au Québec à adopter une Charte de l’environnement. Comme cela se fait couramment en Europe, la municipalité établira clairement la préséance de la protection de l’environnement sur l’exploitation du territoire et dans la gestion des services municipaux, annonce Robert Gauthier. «La municipalité de Saint-Adolphe fera parler d’elle à l’échelle nationale et attirera l’attention de ceux et celles qui cherchent à venir vivre et à investir dans un coin des Laurentides qui demeurera pour toujours un véritable paradis», lance Robert Gauthier, affirmant que de nombreux promoteurs ont compris aujourd’hui la valeur économique d’un environnement sain et de mesures de protection de la quiétude des acheteurs de maisons. Le maire suppléant explique que l’offre récréotouristique doit aussi s’ajuster à ce que recherchent aujourd’hui les visiteurs et les résidents potentiels. «Pendant longtemps, on a cru que le développement économique de Saint-Adolphe passait par le nombre de motoneiges en circulation dans nos sentiers et d’embarcations motorisées sur nos lacs. C’était peut-être vrai dans les années ’60, mais ce ne l’est plus aujourd’hui» affirme Robert Gauthier.
«D’ailleurs, si tel était le cas, poursuit-il, nous serions la communauté la plus riche au Québec : il nous faut aujourd’hui penser que nous ne pouvons plus mettre à risque la qualité de l’eau de nos lacs ou le caractère champêtre de notre municipalité. Personne ne voudra s’établir à Saint-Adolphe si nous ressemblons à une banlieue de Montréal et que nos lacs ne procurent plus les plaisirs que nous apprécions tellement aujourd’hui.»

Le concept de «village jardin» séduit également Robert Gauthier qui souhaite que l’horticulture joue un rôle majeur dans la revitalisation du village et la relance commerciale de Saint-Adolphe. «La visite de notre village doit constituer une expérience de divertissement mémorable et, à cet égard, la municipalité pourrait développer un plan d’aménagement paysager exceptionnel qui constituera à lui seul un spectacle d’envergure.» affirme le porte-parole de Vision Saint-Adolphe. «L’horticulture est le loisir numéro un des Québécois et nous ferons de l’horticulture urbaine et de l’art public un attrait touristique qui visera le marché des courts séjours, un marché extrêmement rentable au plan commercial comme le démontrent fort bien des villages comme North Hatley ou Val-David, par exemple», annonce Robert Gauthier.
«En nous inspirant de ce qui se fait de mieux dans d’autres municipalités du Québec et en prenant un soin jaloux de notre environnement, nous ferons du village de Saint-Adolphe un pôle touristique important dans les Laurentides» conclut Robert Gauthier.

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