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Piedmont: Près d’un hectare de forêt s’envole en fumée par l’imprudence de quelques jeunes

Par nathalie-deraspe

Dimanche après-midi, un incendie a éclaté sur un des plateaux d’une falaise de Piedmont, sur le chemin de la Galène. Allumé par négligence, le feu a été signalé grâce à la vigilance d’un automobiliste qui de l’autoroute, a vu une intense fumée se dégager de la forêt.

Vers 16h30, près d’une vingtaine de pompiers étaient rendus sur place, en train d’évaluer les dégâts. Des voisins auraient vu plusieurs jeunes quitter l’endroit en trombe à bord d’une voiture.

Les vents forts auront tôt fait de rendre l’incendie majeur. Les services d’incendie de Piedmont et Saint-Sauveur ont tenté de circonscrire les flammes en attendant qu’une équipe de la Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU) prenne le relais. Les deux garde-feu ont rapidement constaté que les flammes s’abattaient sur le flanc de montagnes et longeaient le bord de la falaise pour s’étendre sur plusieurs paliers rocheux. Les rochers permettaient de ralentir le brasier, mais la situation était délicate, compte tenu d’éventuels éboulements de roche.

Des avions-citernes en renfort

L’escarpement de la montagne a forcé le chef de lutte, Martin Payette, à faire appel à des C-L 415 Turbo stationnés à Maniwaki. Cette dernière génération de Bombardier peut avaler 1 500 gallons d’eau à la fois. Dans ce cas-ci, les avions devaient aller s’approvisionner au lac Achigan, à Saint-Hippolyte.

Thomas Laporte, 11 ans, décrit la scène. «Pour commencer, un avion de reconnaissance a survolé le territoire au-dessus de notre tête. Quelques minutes après, le premier Bombardier est arrivé et a survolé la falaise à son tour afin de visualiser l’endroit exact de l’incendie. Comme le feu était pris dans les arbres au flanc de la falaise, le pilote devait trouver la meilleure façon d’évacuer l’eau sur le feu. Ce n’était pas chose facile, ils ont donc décidé de passer par derrière la falaise afin de libérer l’eau au bon moment. Deux C-L 415 Turbo se sont relayés et environ une douzaine de voyages d’eau ont été nécessaires pour venir à bout des flammes. Comme nous habitons presque au pied de la falaise, inutile de vous dire que le spectacle était grandiose!»

Il n’empêche. Pour l’équipe de la SOPFEU, l’incendie atteignait l’échelle maximale point de vue gravité. Plusieurs résidences de prestige étaient situées à proximité. Gérald Plante, chef du service d’incendie, a dû se servir de son véhicule tout-terrain pour aller inspecter la forêt de fond en comble. Après 17 largages d’eau, deux équipes de quatre hommes chacune ont passé 48 heures sur les lieux afin de s’assurer que tout était revenu à la normale. L’avion-citerne ne maîtrise pas le feu, précise Martin Payette. Aussi a-t-il fallu installer 2 400 pieds de boyau d’arrosage pour atteindre le brasier le lendemain aux petites heures. Un petit plan d’eau situé en amont servait de lieu de ravitaillement. Le 3e jour, les équipes ont effectué plusieurs patrouilles avant de finalement décamper.

Le maire Clément Cardin conserve tout un souvenir de l’événement. «J’étais tellement fier de mes pompiers!, lance-t-il avec enthousiasme. On a dépensé beaucoup d’argent pour les services d’incendie, mais en contrepartie, on voit ce que ça donne comme résultats.» Le maire Cardin estime que les jeunes fautifs seront marqués à jamais par cette mauvaise expérience. «Faudrait qu’ils connaissent l’impact de leur geste», laisse-t-il tomber.

Et ça se résume en quelques mots… La SOPFEU évalue les dégâts ainsi: 08 hectares de rasés, 20 000$ de dommages.

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