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Plus de 100 personnes accueillent Amir Khadir à Saint-Jérôme

Par nathalie-deraspe

Le député solidaire continue de défendre l’idée d’un parti bicéphale

Amir Khadir était de passage à Saint-Jérôme la semaine dernière, soit quelques jours avant la tenue du conseil national de Québec solidaire, d’où le député de Mercier était absent. Dans l’entrevue exclusive accordée à Accès mercredi, impossible d’ignorer le raz-de-marée médiatique causé par ce que plusieurs ont qualifié de manquement.

Pour Amir Khadir, la rencontre de la semaine dernière contrastait avec la morosité de certaines périodes de la campagne électorale. Plus d’une centaine de personnes étaient en effet réunies à Ici par les arts. Plus du tiers d’entre elles était non-membres, tandis qu’un autre tiers était méconnu des organisateurs, souligne Amir Khadir. L’idée était de présenter un plan de sortie de crise pour tenter d’échapper au capitalisme débridé (sic).

Le député de Mercier s’est dit étonné de voir à quel point des gens de Laval et des Laurentides se plaignent de la piètre qualité des transports en commun. Quelqu’un a même lancé l’idée d’un train léger qui sillonnerait les Laurentides.
«Chez les citoyens comme chez les groupes, il y a énormément d’idées novatrices, soutient le collègue de Françoise David. Mais les discours publics ne suivent pas. Les puissants lobbies financiers ont sans doute intérêt à poursuivre le statu quo. Les gens se battent pour des petits carrés de sable au lieu d’avoir des plans plus ambitieux pour le Québec. Bombardier a des trains dans les campagnes européennes dont on ne voit pas la couleur ici.»

Une absence remarquée

Cette visite à Saint-Jérôme visait d’abord et avant tout à présenter le plan d’urgence de sa formation, qui prévoit la création à brève échéance de 50 000 emplois dans les transports en commun, l’éolien, la construction de logements sociaux et l’éducation. Un plan plus substantiel comprendrait pour sa part des investissements de 7 G$ par an sur 5 ans.

Mais le contenu de cette tournée régionale a vite été négligée au profit d’une nouvelle plus sensationnelle aux yeux des grands médias. Amir Khadir, seul député élu à l’Assemblée nationale, a préféré assister à une rencontre avec des gens de la communauté iranienne de l’Ontario plutôt que d’être présent au conseil national. Aux yeux des deux porte-parole, ce conflit d’horaire était malheureux, sans plus. Dans la presse écrite toutefois, les réactions sont vives.

Chez les troupes, le message est tout autre. La coordonnatrice de l’association régionale de Québec solidaire pour les Laurentides et ex-candidate dans Prévost, Lise Boivin, est la première à réaffirmer qu’il n’y a pas de querelle à Québec solidaire. «J’ai parlé personnellement à Françoise David. Elle trouvait malheureux que ces deux événement coïncident, mais elle n’est pas du tout amère.» Et M. Khadir était là vendredi soir, ajoute-t-elle.
«On cherche des crottes, lance le député de Mercier. Ça fait trois ans qu’on cherche une faiblesse et qu’on nous dit: qu’est-ce que c’est que ce parti à deux têtes?» Le porte-parole de Québec solidaire précise que sa formation a refusé l’entrée au conseil à un journaliste du Journal de Québec parce qu’il ne pouvait assurer l’étanchéité de sa salle de nouvelle et de celle du Journal de Montréal, boycottée parles solidaires à cause du lock out qui y sévit.

Pour Paul Cliche, ex-courriériste parlementaire du Devoir et membre de Québec solidaire, il s’agit d’un «festival de la désinformation». Ce ton journalistique, cynique et persifleur, est à la mode depuis plusieurs années sur la colline parlementaire québécoise, écrit-il dans la tribune Presse-toi à gauche. «Un nouveau parti de gauche idéaliste comme l’est Québec solidaire, dont le programme se démarque des partis traditionnels, constitue certes une cible de choix pour ceux et celles qui pratiquent ce genre de journalisme qui se veut ‘cool’, mais qui traduit souvent leur incompétence professionnelle, leur paresse intellectuelle ou leurs préjugés.»

Samedi dernier, Amir Khadir était invité par l’Association des étudiants iraniens de l’Université de Toronto. L’organisme rendait hommage aux deux seuls députés iraniens élus au pays, le libéral Reza Moridi, ministre adjoint de l’Éducation dans le gouvernement McGuinty et lui-même.

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