Retour sur le Jour de la terre

Retour sur le Jour de la terre
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L’environnement a de plus en plus la cote. Dans les médias, le sujet occupe une place prépondérante et pour cause. Les Al Gore, Jean Lemire et Hubert Reeves de ce monde ne cessent de sonner l’alarme quant à l’importance d’agir si on ne veut pas voir disparaître la planète bleue. Le Jour de la Terre est la plus importante fête séculaire du monde, célébrée par plus d’un demi-milliard de personnes chaque année. Le premier Jour de la Terre a eu lieu en 1970.

Val-David: La Pédale douce célèbre le Jour de la Terre

Le collectif La Pédale douce, fondé à Val-David en septembre dernier, multiplie les projets. À l’occasion des activités entourant le Jour de la Terre, l’organisme s’est fait connaître davantage grâce à ses ballades dans le plus gros autobus à pédales au monde. Ce Vélobus de près de 10 mètres de long comprend 33 sièges, autant de pédaliers, 32 guidons et 1 volant de camionnette installé à l’avant gauche. Sa construction a nécessité 203 pieds de chaîne, 55 engrenages et 11 arbres de commande reliés à une roue d’entraînement. Arrivé de Gati-neau, le Vélobus a fait la fierté de La Pédale douce, même si celui-ci demeure à mille lieues du véhicule rêvé par ce groupe de Val-Davidois, qui ont l’intention de faire appel aux matériaux composites et aux technologies de pointe pour alléger la structure et faciliter les déplacements de leur futur bolide.

Le 19 avril dernier, les jeunes des alentours se sont volontiers prêtés au jeu pour tester le véhicule dans les rues du village. Aux dires des organisateurs, le Vélobus n’aurait jamais filé à si vive allure, atteignant des pointes de 40 kilomètres à l’heure. Le lendemain, le véhicule a circulé de façon plus officielle à Val-David, sous l’œil incrédule des touristes et curieux. «Ces dix tours dans le village nous ont rappelé ce que nous pouvons faire ensemble, a lancé l’un des fondateurs du Centre d’expérimentation des véhicules électriques du Québec (CEVEQ) et initiateur de La Pédale douce, Claude Mainville. C’est très stimulant de voir que nous ne sommes pas seuls et que c’est possible de faire des choses captivantes, enthousiastes et qui nous conduisent à l’action solidaire. Nous assistons à la fin d’un monde, à nous d’en inventer un nouveau. Nous avons pleins de capacités, mettons-les en commun, sans jugements, seulement en partage», a-t-il déclaré. Dimanche, le public a également pu assister à la projection du court métrage The story of stuff, film d’animation satirique dressant le parcours d’objets de consommation, de leur fabrication à leur aboutissement au dépotoir. Les activités de la journée se sont clôturées par une soirée culturelle organisée par la Ville. En une journée, les bénévoles de La Pédale douce ont rencontré 62 commerçants et récolté près de 1 500$ pour payer la venue du Vélobus. La Ville a offert de loger gratuitement l’engin dans le garage municipal, en plus de débourser 30$ pour la publicité de la journée.

Saint-Jérôme: Une Marche de la Terre attire 2 000 personnes à Saint-Jérôme

Pour une cinquième année consécutive, un groupuscule de l’école primaire St-Jean-Baptiste a encouragé les élèves à rendre hommage à l’environnement. Dix-neuf établissements ont répondu à l’appel et inondé le parvis de la gare de Saint-Jérôme de banderoles et slogans pour le départ d’une marche symbolique haute en couleurs.

La Marche de la Terre est désormais bien ancrée dans les mœurs de centaines d’écoliers et bon nombre de parents et de sympathisants se sont joints à eux en guise d’appui. La Ville a fourni tout le support technique nécessaire, tandis que la Commission scolaire de la Rivière-du-Nord a transporté les étudiants des régions plus éloignées du centre-ville. Les gens affluaient à pied, à vélo et même en fauteuil roulant ! (école Horizon-Soleil). Le professeur d’éducation physique Claude Deschênes, l’un des organisateurs de l’événement, explique que la Marche est le point culminant d’une série d’activités réalisées en faveur de l’environnement. Une majorité d’entre elles se sont mises au recyclage et au compostage, plusieurs utilisent des assiettes plastifiées lavables et tous prônent des boîtes à lunch «vertes», qui génèrent un minimum de déchets. «Chaque école devait remettre la liste d’actions réalisées au cours de l’année et définir les défis à venir, explique M. Deschênes. Un comité a été formé pour évaluer les projets et déterminer une école gagnante. Cette année, le trophée Gaïa, fabriqué de matières recyclées, a été décerné à l’école Des Hauteurs, qui a décidé de sensibiliser la population sur les algues bleues.» Claude Deschênes estime que la marche risque d’entraîner de plus en plus de participants dans ses sillons. Cette année, une seule école secondaire a participé mais plusieurs ont promis d’y être l’an prochain. «Un jour, on pourra peut-être fermer le centre-ville», lance-t-il en guise de conclusion.

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