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Un invitant pas de deux entre la danse et la musique

Par nathalie-deraspe

13e Festival des Arts de Saint-Sauveur

Mardi dernier, la Ville de Saint-Sauveur a lancé officiellement la programmation du 13e Festival des arts de Saint-Sauveur (FASS) en compagnie de sa directrice artistique, la danseuse Anik Bissonnette, du nouveau directeur général Bernard Lagacé, et d’une poignée d’artistes et d’artisans qui seront à l’œuvre du 30 juillet au 8 août prochains.

Le FASS nous propose une fois de plus une programmation riche et variée qui n’a rien à envier aux festivals du genre. Ces 10 jours de festivités constituent ni plus ni moins l’équivalent pour Saint-Sauveur du Festival de Jazz de Montréal. Et que de grosses pointures sous ces chaussons de ballet!

Le maire Michel Lagacé n’a pas hésité à parler d’un événement à caractère international, tout en soulignant l’engagement sans bornes des bénévoles qui, d’année en année, assurent le succès du FASS.

Le Ballet Biarritz aura l’honneur d’ouvrir le festival lors de la première nord-américaine où il présentera Le sang des étoiles, une ode à la nature chorégraphiée par Thierry Malandain, sur des musiques de Mahler, Strauss, Minkus et Waldteufel. Les amateurs surveilleront notamment la venue de Naomi Stikeman, qui a travaillé avec Céline Dion et La la la human steps et qui pour son scénario original Çaturn, a été conseillée par nul autre que Robert Lepage. Une artiste au talent fou, de dire Anik Bissonnette.

Autre belle surprise, le Ballet Maribor et son Radio and Juliet. La troupe sort ici des sentiers battus et quitte les classiques Lac des cygnes et Belle au bois dormant pour plonger le public dans un projet aussi enlevant qu’audacieux, sur des musiques du groupe de rock alternatif Radiohead. Cette première canadienne clôturera le festival le 8 août. Le ballet québécois n’est pas en reste. Le 1er août, le Ballet Jazz de Montréal présentera deux chorégraphies sous la direction artistique de Louis Robitaille. La journée jeunesse Tohu Bohu tiendra sa deuxième édition le 2 août (avec notamment des jeunes de l’Académie Lafontaine), tandis que la scène Desjardins offrira tout au long du festival une série de spectacles gratuits. Les jeunes de 8 à 18 ans pourront une fois de plus profiter du Camp de danse, animé cette année par Lynne Leblanc, du studio Shake.

Un volet musical soutenu

Côté musique, le public sera ravi d’apprendre le retour pour une troisième année consécutive du pianiste Oliver Jones, figure incontournable de l’univers jazzistique contemporain. Et l’équipe du festival frappe fort en nous offrant coup sur coup deux spectacles d’une poésie inouïe. Je parle ici d’Effusions, de Diane Dufresne et de la formation Constantinople, offerte cette fois en trio. Les frères Kiya et Ziya Tabassian revisitent le répertoire perse du 13e et 14e siècle d’une façon absolument magistrale. Ils seront accompagnés ici de Hossein Omouni au ney, une flûte antique persane et au chant. Chacun de ces spectacles s’imbrique à merveille dans un tel festival de danse de par leur poésie empreinte de douceur et de nostalgie.

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