Quand les poignées deviennent œuvres d’art
Dans son atelier en pleine nature à Sainte-Adèle, Vivi Lamarre crée des pièces uniques et surprenantes. Ses poignées de porte, faites à la main avec du bois, ajoutent une touche artistique et du caractère aux meubles de nos maisons.
Vivi Lamarre s’intéresse au bois depuis son enfance. Dès son jeune âge, elle voit son père travailler le bois et est entourée de gens créatifs. « J’ai appris à ses côtés, puis je me suis approprié ces apprentissages pour en faire une production à mon image. » C’est en 2015 qu’elle commence son parcours en ébénisterie avec une ligne de bijoux en bois. « Progressivement, j’ai diversifié ma production pour ajouter du bijou contemporain, donc des pièces uniques dans un format un peu plus surdimensionné, ainsi que des sculptures », souligne-t-elle. Puis sont venues les poignées décoratives faites en bois.

La créatrice aime cette matière pour ses propriétés et sa chaleur, notamment. « Il y a comme une tiédeur qui est tellement agréable au toucher. » Puis, selon elle, le bois amène une histoire, à travers son grain où l’on peut apercevoir la trace du passé de l’arbre. « C’est un aspect que je trouve touchant. »
Comment l’idée de faire des poignées décoratives est-elle arrivée dans sa vie? « J’affectionne particulièrement les accessoires. Comme les bijoux, une poignée devient un détail qui a le potentiel d’avoir beaucoup d’impact – c’est la touche finale qui a le pouvoir de transformer tout, explique Vivi Lamarre. La poignée est comme un accessoire pour du mobilier. Je trouve que ça a le potentiel d’être beaucoup plus ornemental, expressif et intrigant. »
Précision et courbes
L’idée de la pièce commence par un gribouillis à la main, puis des dessins numériques. « Je travaille la ligne de façon assez méthodique. Même si, dans cette collection, les formes sont plus organiques, elles s’appuient toujours sur une base très géométrique. J’approche les formes avec beaucoup de précision. » S’ensuit une phase de prototypage, où elle fait des allers-retours entre la découpe et le dessin pour corriger les proportions. Puis, en utilisant une fraiseuse numérique, elle fait toute la découpe des pièces. « Finalement, le sablage, l’assemblage et la finition se font de manière plus traditionnelle », explique l’artiste.
Par ailleurs, toutes ses pièces sont réalisées avec du bois revalorisé, qui provient de la Fabrique Allwood, un fabricant de meubles en bois situé à Montréal. « Depuis le début, même avec mes bijoux, j’utilise du bois revalorisé. Pour moi, c’était un non-sens de découper de petits morceaux dans une grande planche de six pieds », affirme Vivi Lamarre. Autant pour le fabricant que pour elle et la planète, cette collaboration est gagnant-gagnant.

L’eau comme inspiration
Dans sa collection Échos de la surface, Vivi Lamarre s’est inspirée du mouvement rythmique de l’eau et de la faune aquatique. « C’est une série qui découle d’un parcours de reconnexion avec la nature, et plus spécifiquement avec l’eau, alors que j’habite à proximité d’un lac », dit-elle.
Une de ses pièces phares, Poisson volant, est directement inspirée du parcours de cette espèce, lorsqu’elle passe de l’eau à l’air. La poignée Mobula est, quant à elle, inspirée de la raie, puisqu’elle a la même forme lorsqu’on la regarde à l’horizontale. « Je trouvais que la répétition de formes sinueuses apportait aux pièces une sorte de dynamisme calme, quelque chose de très harmonieux et apaisant. »
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Vivi Lamarre sera au Marché des Fêtes de l’Usine Rolland le 14 novembre prochain. Pour plus d’informations ou pour se procurer l’une de ses pièces, consultez son site Web vivilamarre.com.