Bâtir la relève en psychologie dans les Laurentides
Alors que les besoins en soins psychologiques sont de plus en plus nombreux, l’Université du Québec en Outaouais offre depuis cet automne un nouveau programme de baccalauréat en psychologie à Saint-Jérôme. Zoom sur ce programme qui permet une proximité pour les étudiants, tout en répondant aux besoins de la population de la région.
Le baccalauréat en psychologie est offert sur le campus de Gatineau depuis plus de 20 ans. « On est très fier d’implanter ce programme à Saint-Jérôme, car on sait qu’il est très solide à Gatineau. Alors que la psychoéducation est bien établie dans le campus des Laurentides, le département travaille depuis des années pour le compléter en y ajoutant la psychologie », rapporte Sébastien Larochelle, psychologue, professeur et codirecteur du module de psychologie du campus de Saint-Jérôme.
Le domaine est très populaire auprès des étudiants. « Avant, ils devaient partir à Montréal, Sherbrooke, Gatineau, Québec… Avec ce programme, ils sont heureux de pouvoir poursuivre leurs études à proximité. » Puis, le baccalauréat répond aussi à un besoin du gouvernement, alors que celui-ci souhaite former davantage de psychologues – une profession qui est en pénurie actuellement. « Les psychologues de la région sont d’ailleurs très heureux de cette nouvelle et s’impliquent même en prenant des charges de cours ou en donnant des conférences », indique Sébastien Larochelle.
Une université à échelle humaine
L’avantage de faire son baccalauréat en psychologie au campus de Saint-Jérôme de l’UQO est surtout la réputation du programme. « C’est un bac qui a une réputation très solide à Gatineau. Nous avons des professeurs très compétents, de renommée internationale, mais surtout des profs qui sont disponibles pour les étudiants. »
« C’est une université à taille humaine : on a 30 à 50 personnes dans nos cours, les professeurs ont toujours une porte ouverte… Contrairement à l’Université de Montréal, par exemple, où ils sont plus de 100 personnes dans les cours et où les professeurs sont moins disponibles », souligne Sébastien Larochelle.
Perspectives
Le baccalauréat en psychologie ne mène pas à la profession de psychologue. Pour cela, il faut réaliser son doctorat en psychologie, qui représente quatre à cinq années d’études supplémentaires. Les étudiants peuvent aussi poursuivre leurs études dans d’autres domaines, comme la psychoéducation, la criminologie, la psychologie du travail et de l’organisation, le travail social, etc.
« Il y a aussi des personnes qui font un bac en psychologie pour monter les échelons dans leur travail, pour un poste de gestionnaire ou en relations humaines. Ça leur donne une formation supplémentaire. »
Apprendre les bases
Il y a trois grandes approches en psychologie : l’approche cognitive comportementale, l’approche existentielle humaniste et l’approche psychodynamique. Les cours offerts dans le programme vont permettre de mieux comprendre l’être humain à travers ces approches, explique Sébastien Larochelle. Puis, les étudiants vont apprendre les bases de la psychothérapie.
De plus, lors de ce programme, les étudiants vont en apprendre davantage sur la psychopathologie (troubles de santé mentale), la personnalité, le développement de la personne de l’enfance à l’âge adulte, les bases biologiques du comportement ainsi que sur les tests et les outils psychologiques, indique le professeur.
« Il faut comprendre que le bac n’a pas comme objectif de développer des compétences, mais plutôt des connaissances générales et de base. C’est plutôt au doctorat que les étudiants vont être amenés à appliquer ces connaissances pour développer des compétences », indique Sébastien Larochelle.
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À savoir
- Première cohorte à Saint-Jérôme à l’automne 2026
- Offert à temps complet et à temps partiel
- Contingenté à 50 places
- Programme avec profil international
Pour plus d’informations, visitez le site Web de l’UQO.