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Avant d’adopter un animal, il faut savoir… se connaitre

Par Marie-Catherine Goudreau

L’envie vous trotte dans la tête depuis quelque temps : partager votre quotidien avec un animal de compagnie. Mais l’âge devrait-il être un facteur déterminant lorsqu’il est temps de faire le grand saut vers l’adoption? Pas nécessairement, selon Marielle Paquette, gestionnaire des départements canin et comportement pour la SPCA Lanaudière Basses-Laurentides. Elle invite toutefois les futurs propriétaires à bien réfléchir avant de s’embarquer dans cette belle aventure.

1. L’âge n’est pas un critère

« L’âge de la personne, ça ne devrait pas déterminer s’il peut adopter. Une personne de 80 ans qui est active, qui est autonome, ça peut être vraiment un super adoptant pour nous. En fait, il faut surtout regarder son propre mode de vie, ses capacités physiques, ce que permet le logement, etc. », indique-t-elle d’entrée de jeu.

Cela dit, certaines résidences ont des règles à respecter, notamment le poids d’un chien, pour ne nommer que ce critère. Il faut aussi être en mesure de le faire bouger facilement, enchaine-t-elle.

Parlant de bouger, chaque animal n’a pas le même niveau d’énergie. Un pensez-y-bien pour les propriétaires. Par exemple, un chiot peut aussi comporter son lot d’imprévisibilité, surtout au niveau de l’énergie.

« Quand on va adopter un chiot, on ne le sait pas [d’emblée]. Ça se peut que ce soit une tornade d’énergie. Quand on va en refuge, on se rend compte qu’un chien, à 5 ans, 6 ans ou 7 ans, est déjà calme. Il est habitué à vivre dans une maison. À ce moment-là, on a beaucoup plus de succès dans nos adoptions », exprime-t-elle.

2. Avant d’adopter, il faut bien se connaitre

Le choix de notre futur toutou doit être judicieux et doit surtout correspondre à nos capacités physiques et mentales d’aujourd’hui et de demain.

« Pour les personnes de 50 ans, on n’est pas là nécessairement. Mais, après 70 ans, il faut se dire que notre situation peut changer avant la fin de la vie de notre animal. Il faut se questionner à savoir qui va s’en occuper si l’on est hospitalisé. On voit ça très souvent. L’animal reste tout seul à la maison parce qu’il n’y avait personne. Ensuite, si je ne peux plus conduire, comment vais-je l’amener chez le vétérinaire ? Si je ne peux plus promener mon chien, est-ce que j’ai quelqu’un pour m’aider? »

Une observation faite par l’experte survient après le décès du propriétaire.

« On voit autant des chats que des chiens qui sont abandonnés parce que le propriétaire est décédé et celui-ci n’avait pas de plan de match. Dans les villes qu’on sert, on doit récupérer ces animaux-là. On les garde en pension pendant sept jours en essayant d’y retrouver une famille. Quand on n’en trouve pas, ils vont en adoption à ce moment-là », décrit-elle.

3.Prévoir les coûts et les responsabilités

L’adoption d’un animal de compagnie doit être pensée en totalité. Eh oui, il y a plus que les frais d’adoption et de l’éleveur, comme la nourriture, les accessoires, les examens vétérinaires au moins une fois par année, les soins préventifs pour les puces et la vaccination.

« On ne se cachera pas que les coûts pour ça augmentent beaucoup ces dernières années », indique l’experte.

Le toilettage est quelquefois oublié. « On voit souvent des gens en perte d’autonomie qui ont par exemple un petit Shih Tzu. Ils ne peuvent plus s’en occuper, ils nous l’apportent. »

Mme Paquette mentionne également l’importance d’avoir une assurance pour animaux ou simplement un fonds d’urgence.

4. Éviter de choisir qu’avec ses yeux

On fait tous (souvent) la même erreur. On choisit un animal avec nos yeux ou le cœur, sans réfléchir à ses besoins.

« Par exemple, les chiots, on sous-estime beaucoup toute l’occupation, tout le temps que ça prend. On a certaines personnes qui pensent qu’un chiot va être plus facile parce qu’ils vont pouvoir l’élever à leur façon. Mais un chiot ou un chaton, ça demande énormément de propreté, de mordillage, d’éducation, de socialisation et de jeu. »

L’autre erreur, mentionne-t-elle, c’est de surestimer ses propres capacités ou de minimiser certaines limitations quand on parle avec le refuge où on veut adopter. « Nous, on est là pour trouver le bon match. On veut que nos chiens se fassent adopter, nos chats aussi, mais pas à n’importe quel prix. »

5. Chat ou chien, tout dépend de vous !

Quant aux chats, les races se ressemblent beaucoup. Toutefois, elle suggère d’éviter les chats de Bengal, car c’est une race dite plus primitive et qui a un besoin plus important de jouer.

Et les chiens ? Mme Paquette vous invite à éviter les chiens « de travail ». « Les bergers australiens, les bergers allemands, les Huskys, les malinois, il faut quand même se tenir loin de ça quand on est un peu moins autonome ou qu’on a un peu plus de difficultés à se déplacer », explique-t-elle.

« Les chiens ou les animaux plus vieux, ça peut être un meilleur choix parce qu’on va plus connaitre leur tempérament », conclut-elle.

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