(Photo : Dominique Hamel)
Les membres du club vélo Aventures Esprit Gravel avant la randonnée d’inauguration de Gravelle Laurentides.

Lancement de la plateforme : Gravelle Laurentides prend son élan

Par Louis-Philippe Forest-Gaudet (Initiative de journalisme local)

Gravelle Laurentides prend officiellement la route avec six parcours pour découvrir la région autrement, entre villages, montagnes, chemins de gravelle et plein air durable.

Il y avait une énergie de départ, jeudi soir, à la gare de Mont-Rolland. Aux abords du P’tit Train du Nord, partenaires, cyclistes, personnes du milieu touristique et passionnés de plein air se sont rassemblés pour souligner le lancement officiel de Gravelle Laurentides.

Le projet, porté par la Société de plein air des Pays-d’en-Haut (SOPAIR), est à la fois nouveau et déjà bien enraciné. « C’est le lancement, mais c’est aussi l’aboutissement d’un an et demi de travail avec une équipe acharnée », a souligné Marie-France Lajeunesse, directrice générale de la SOPAIR. Selon elle, l’initiative est née d’une réflexion collective sur le territoire, la croissance du cyclotourisme et la pression accrue sur les infrastructures de plein air depuis la pandémie. « On voulait avoir du tourisme à moindre impact, avoir des visiteurs, mais des visites cohérentes avec nos valeurs sur le territoire », a-t-elle expliqué.

Six façons de partir

Gravelle Laurentides propose six itinéraires en libre-service, téléchargeables gratuitement, allant de la sortie d’initiation à l’aventure de plusieurs jours. Les parcours traversent des routes de gravelle, des segments asphaltés, des pistes cyclables et des chemins en nature.  « L’idée, c’est de voyager entre les villages et découvrir le paysage », a résumé Will Hotopf, gestionnaire de projet pour Gravelle Laurentides. Les parcours ont été pensés pour permettre aux cyclistes de circuler autrement dans la région, avec des arrêts possibles dans les cafés, microbrasseries, hébergements et commerces locaux.

Jean-Sébastien Thibault, impliqué dans la conception des tracés, connaît bien le terrain. « Ils sont venus me chercher parce que je les avais déjà faits », a-t-il raconté. Son objectif était de créer des circuits réalistes et variés. « J’ai fait un best of de tout le monde, puis j’ai essayé que ça tourne dans des boucles pour faire quelque chose d’accessible. »

Rouler en sécurité

La caractérisation des parcours a été réalisée avec l’appui de Vélo Québec, selon des critères liés à la sécurité, à la circulation et aux conditions routières. « Ça tient compte des débits de circulation, des obstacles, de la vitesse et des grandeurs d’accotement », a précisé Marie-France Lajeunesse.  L’objectif n’est pas d’envoyer les gens n’importe où, insiste-t-elle. « L’idée, c’est de rendre les parcours le plus accessibles possible, mais de ne pas envoyer les gens ni dans des sentiers de vélo de montagne ni dans nos grandes artères passantes. »

Découvrir autrement

Pour Marilyne Lortie, directrice générale du P’tit Train du Nord, le projet permet aussi de mieux répartir l’achalandage touristique. « Utiliser un moteur touristique aussi fort que le P’tit Train du Nord pour diluer les flux et inviter les gens à découvrir d’autres portions des Laurentides, c’est ce qu’on veut », a-t-elle indiqué.  Elle voit dans Gravelle Laurentides une continuité naturelle avec le réseau existant. « Il y a tellement de pression touristique sur le P’tit Train du Nord, puis il y a tellement d’autres choses extraordinaires à découvrir. »

L’initiative reçoit aussi un accueil favorable du côté d’élues de la région. La mairesse de Sainte-Adèle, Nadine Brière, s’était même rendue au lancement en vélo de gravelle. Pour elle, le geste avait une portée symbolique. « Ça démontre que la mobilité active est précieuse dans notre région », souligne-t-elle. « Notre territoire est magnifique et rouler en douceur nous permet de l’admirer encore plus. » La préfète de la MRC des Pays-d’en-Haut, Catherine Hamé, voit pour sa part dans Gravelle Laurentides « une corde de plus » pour faire rayonner le plein air régional. Elle salue également « le merveilleux travail de l’équipe de la SOPAIR. C’est une nouvelle façon de mettre en valeur notre réseau. »  Soutenu notamment par Desjardins, Tourisme Laurentides, La Cordée, Code Mountain, la MRC des Pays-d’en-Haut et plusieurs partenaires régionaux, Gravelle Laurentides veut maintenant faire rayonner la région comme destination de vélo de gravelle.

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


The reCAPTCHA verification period has expired. Please reload the page.