(Photo : Photo Médialo — Archives)
Luc Martel

Après six mois comme maire : Luc Martel veut faire bouger Saint-Sauveur

Par Louis-Philippe Forest-Gaudet (Initiative de journalisme local)

Six mois après son élection serrée à la mairie de Saint-Sauveur, Luc Martel décrit un début de mandat « intense », marqué par les dossiers lourds, la pression budgétaire et l’envie de faire avancer la ville.

Luc Martel ne cache pas que les six premiers mois ont été exigeants. Élu en novembre par seulement 36 voix, le maire dit avoir rapidement mesuré l’ampleur de la tâche. « En un mot, c’est intense. Mais c’est aussi exaltant. Il y a beaucoup de défis, et c’est ce que j’aime », résume-t-il.

Hôtel de ville de Saint-Sauveur

Ce qui l’a le plus surpris? « La quantité de dossiers. Et leur complexité. » Finances, génie, urbanisme, culture, loisirs, eaux usées, MRC, Chambre de commerce : les chantiers se multiplient. « Ça demande beaucoup d’analyse. Il faut prendre le temps de comprendre. »

Des choix difficiles

Le maire revient souvent à la même idée : la capacité de payer. À ses yeux, chaque décision doit tenir compte de la pression sur le compte de taxes. Le budget 2026 a d’ailleurs forcé des arbitrages. « Ça m’a fait mal au cœur de couper », admet-il, en parlant notamment des choix touchant les loisirs et la culture. Il insiste toutefois sur l’importance de préserver la vitalité du village. « On ne peut pas arrêter ce qui se passe dans le village. Il faut juste trouver la bonne forme. »

La relation avec la Chambre de commerce et de tourisme de la Vallée de Saint-Sauveur et Piedmont a aussi occupé beaucoup d’espace. La Ville a déjà affirmé vouloir maintenir un partenariat, tout en souhaitant diversifier le financement du développement commercial et touristique.

Les eaux usées

Parmi les dossiers les plus sensibles, celui de la capacité des eaux usées demeure central. La Ville a adopté dernièrement un règlement provisoire afin de prévenir la surcharge de l’usine d’assainissement. Luc Martel dit que les rencontres se sont intensifiées. « On en a presque chaque semaine. On veut décider vers quel modèle on s’en va : une usine mécanique ou des étangs mieux adaptés. »

Il mentionne aussi des gestes plus immédiats, comme la recirculation des jeux d’eau. « C’est environ 30 à 40 portes d’économie d’eau en rejet qu’on envoie. »

Sentiers, sport et plein air

S’il y a un projet qui l’allume particulièrement, c’est le développement des sentiers. « Quand je me suis présenté en politique, c’était pour développer le réseau cyclable et les sentiers. »

Il estime que Saint-Sauveur demeure moins bien pourvue que d’autres municipalités de la MRC en matière de plein air. Un organisme à but non lucratif pourrait voir le jour pour encadrer cette relance. « J’ai entre 15 et 20 personnes prêtes à s’impliquer. Il y en a qui veulent s’occuper de l’administration. Il y en a d’autres qui veulent jouer du pic, de la pelle et du sécateur. »

Voir plus loin

Le forum citoyen Rêve ta ville, qui se déroulait le 2 mai, s’inscrit aussi dans cette volonté de consulter. La Ville indique que 200 personnes ont participé au sondage préparatoire. Pour Luc Martel, l’exercice doit nourrir une vision à long terme. « On veut savoir comment les gens voient le futur de Saint-Sauveur dans 10, 20, 30 ou 50 ans. »

Après six mois, le maire dit sentir que plusieurs dossiers avancent, même lentement. « Je lance ma toile d’araignée. J’ai beaucoup de projets en cours. » Puis, fidèle à son tempérament, il ajoute qu’il ne veut pas trop se prendre au sérieux : « Être capable de rire de soi-même, ça amène une façon de faire autrement. »

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