(Photo : Andy Phillipson)
Circa, compagnie ambassadrice du cirque contemporain australien.

Festival des Arts de Saint-Sauveur Une 35e édition de haut vol

Par Louis-Philippe Forest-Gaudet (Initiative de journalisme local)

Pour sa 35e édition, le Festival des Arts de Saint-Sauveur déploie une programmation internationale, ambitieuse et foisonnante, où la danse, le cirque et la musique prennent possession de la forêt et du village.

Du 22 juillet au 2 août, le Festival des Arts de Saint-Sauveur reviendra avec une programmation qui veut frapper fort. Sous le Grand Chapiteau, le public pourra voir performer des artistes du Québec, de Taïwan, de New York, de la Caroline du Nord, d’Australie et de Winnipeg, dans une édition que l’organisation présente comme l’une des plus riches et variées de son histoire.

Dans son mot d’introduction, le directeur artistique Guillaume Côté donne le ton. « Pendant deux semaines par année, quelque chose d’unique se produit. La nature rencontre la culture. La forêt s’anime. » Il décrit une programmation « audacieuse, vibrante et résolument vivante », pensée comme « un univers à la fois sauvage, poétique et profondément humain ».

Le directeur général Étienne Lavigne insiste lui aussi sur cette volonté de faire cohabiter prestige, découverte et accessibilité. « La saison 2026 s’inscrit pleinement dans cette dynamique. Elle propose une programmation riche, qui fait coexister des signatures reconnues et des voix nouvelles, des formes ancrées dans la tradition et d’autres qui repoussent les limites », écrit-il.

Des têtes d’affiche et des découvertes

Alexander Galliez

Le festival s’ouvrira le 22 juillet avec Play Dead de People Watching, un collectif montréalais qui navigue entre cirque contemporain, danse et théâtre physique. Le spectacle est présenté comme une « chronique surréaliste du quotidien », où l’on retrouve « la beauté, les détours et parfois le côté franchement cocasse de la réalité ».

LIU Ren Haur

Le lendemain, Hung Dance, de Taïwan, proposera Birdy, une œuvre qui mêle danse contemporaine, tai-chi et références à l’opéra de Pékin. Puis, les 24 et 25 juillet, le Ballet Hispánico New York viendra avec CARMEN.maquia, une relecture contemporaine, fougueuse et latine du classique inspiré de Bizet. Le 26 juillet, le Charlotte Ballet présentera un programme triple réunissant As I Am, Solo Echo de Crystal Pite et On Three.

Le 28 juillet, l’Orchestre Métropolitain et Yannick Nézet-Séguin reprendront possession du chapiteau avec des œuvres de Dvořák, Grieg, Émilie Mayer et Guillaume Couture. Le festival accueillera ensuite Circa, compagnie australienne de réputation mondiale, avec Wolf, avant de conclure avec le Royal Winnipeg Ballet et un autre programme triple, dont Who Cares? de George Balanchine.

Guillaume Côté résume d’ailleurs bien l’esprit de cette édition lorsqu’il écrit que le FASS veut réunir « quelques-uns des plus grands artistes en danse et en musique d’aujourd’hui » à Saint-Sauveur. Pour le festival, l’objectif n’est pas seulement d’aligner les noms connus, mais de créer un dialogue entre les genres, les traditions et les sensibilités.

La danse partout, pas seulement sous le chapiteau

L’autre force du FASS reste sa volonté de sortir des salles. Les Sentiers de la danse seront de retour à Saint-Sauveur, tout comme les Samedis dansants, le tournoi de danse urbaine et la Matinée Jeunesse. Le festival ira aussi à Val-Morin, Morin-Heights et Saint-Hippolyte les 3, 4 et 5 juillet avec une version des Sentiers de la danse.

« Ce qui me tient particulièrement à cœur, c’est la manière dont nous continuons à rapprocher la danse des gens », souligne Étienne Lavigne. « À Saint-Sauveur, les activités gratuites, dans les parcs et les sentiers, s’inscrivent dans cette volonté. »

À 35 ans, le FASS ne cherche donc pas à ralentir. Il mise au contraire sur une édition de contraste et d’ampleur, capable de faire cohabiter un collectif montréalais en pleine ascension, une compagnie taïwanaise inventive, un géant new-yorkais, un orchestre symphonique majeur et des activités gratuites ancrées dans le paysage laurentien. À Saint-Sauveur, la forêt servira encore une fois de scène.

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