(Photo : Gracieuseté)
Ugo Monticone en compagnie d’une famille balinaises.

Le regard d’Ugo Monticone sur Bali récompensé

Par Louis-Philippe Forest-Gaudet (Initiative de journalisme local)

L’Ambassade d’Indonésie au Canada a remis son Prix culturel à Ugo Monticone pour le film Bali, île de merveilles. Cette distinction internationale souligne un parcours guidé par la rencontre entre les cultures.

Ugo Monticone, de Prévost, a reçu le Penghargaan Kebudayaan, soit le Prix culturel de l’Ambassade de la République d’Indonésie au Canada. La distinction récompense son film Bali, île de merveilles et sa contribution au rayonnement de la culture indonésienne auprès du public francophone.

Des membres de la communauté indonésienne réunis à Ottawa pour les célébrations du 81e anniversaire de l’indépendance du pays.

Une reconnaissance rare

Le prix a été remis à Ottawa par l’ambassadeur Muhsin Syihab. La cérémonie s’inscrivait dans les célébrations du 81e anniversaire de l’indépendance de l’Indonésie. « J’étais vraiment surpris et honoré », confie Ugo Monticone.

Pour Ugo Monticone, elle confirme surtout que son regard sur Bali a trouvé écho auprès des personnes qui l’ont inspiré. « J’ai vraiment eu un coup de cœur pour Bali, sa culture et sa population », explique-t-il. « Que l’Ambassade reconnaisse mon travail me fait vraiment chaud au cœur. »

Filmer les rencontres

Bali, île de merveilles a été coréalisé avec Richard-Olivier Jeanson, de Sainte-Adèle. Le film s’attarde aux familles, aux cérémonies, à la gastronomie et aux traditions de l’île.

Pour Ugo Monticone, cette proximité avec les personnes rencontrées explique l’accueil du public. « C’est vraiment l’aspect humain qui touche », dit-il.

Le film invite ainsi à découvrir Bali au-delà de ses paysages et de ses complexes hôteliers. « Ça donne envie aux gens de voir eux-mêmes ce coin du monde et de l’expérimenter pleinement », ajoute-t-il.

Ugo Monticone reconnaît que Bali attire de nombreux touristes. Toutefois, il estime que plusieurs passent à côté de la population et de sa culture. « La majorité reste dans les complexes hôteliers et ne va pas à la rencontre des gens », observe-t-il.

Depuis sa sortie, le film a été présenté en ciné-conférence au Québec, en France, en Belgique et en Suisse. Au Québec, Les Aventuriers Voyageurs l’ont notamment diffusé dans plus de 98 cinémas.

Un élan pour la suite

Cette reconnaissance arrive après plus de vingt ans de création. Ugo Monticone dit avoir publié plus de dix récits et réalisé six films de voyage. « C’est la première fois qu’une ambassade reconnaît mon travail », souligne-t-il. « C’est comme si les Indonésiens eux-mêmes disaient qu’ils apprécient le portrait que je dresse de leur coin du monde. »

En 2021, le Conseil des arts et des lettres du Québec lui a remis le Prix du CALQ, Artiste de l’année dans les Laurentides.

La reconnaissance indonésienne nourrit déjà la suite de son parcours. « Ça me donne envie de continuer », conclut Ugo Monticone. « Créer le désir de l’ouverture sur le monde, c’est la plus belle des reconnaissances. »

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