(Photo : Gracieuseté - Alexandre Da Costa )
Alexandre Da Costa, la main à la pâte, avec son fils Mattenzo

Alexandre Da Costa sublime les plaisirs gastronomiques 

Par Ronald McGregor

Alexandre Da Costa est bien connu comme chef et soliste, mais aussi comme directeur de la programmation du Festival Stradivaria. Pour gagner sa croûte, il couvre la planète avec son archet et son violon. En tournée, que fait-il quand l’instrument gagne son étui ? Il a bien hâte de goûter aux saveurs locales!

Avant de se mettre à table, il faut mettre la nappe et permettre à Alexandre de se présenter : l’homme se dit un passionné de sa profession. Il aime prendre part à de nouveaux projets où il s’investit à 100 %.

« C’est ça ou je ne le fais pas. Quand je suis dans un projet spécial, j’aime l’aventure qu’il me procure. Je cherche toujours des endroits différents, des gens qui ont un enthousiasme et j’avoue aimer brasser des affaires et casser le moule », confie l’érudit de musique. Parlant de moule…

Plaisirs gastronomiques

L’un des grands avantages d’un musicien de réputation internationale, c’est de déguster sur place la sélection de plats dits nationaux. Car voilà la face cachée d’Alexandre Da Costa : les plaisirs gastronomiques des quatre coins de la planète.

« Le terme épicurien [d’épicurisme, une morale qui propose la recherche du plaisir-NDLR] s’applique à moi. J’aime la bonne bouffe. Et ma passion pour la musique m’apporte à voyager. Mon billet d’avion, c’est la musique. »

Question pimentée pour le soliste, maintenant : qui cuisine à la maison ? Lui ou sa conjointe Martine [Cardinal, directrice générale du Festival Stradivaria] ? Deux secondes passent avant qu’un rire court, tout bien pesé, laisse place à la réponse.

« Martine cuisine très bien, mais je ne cuisine pas vraiment. Par contre, je suis curieux, alors j’essaie quand même des affaires », reconnaît-il.

Un goût pour les plats du monde

Alexandre Da Costa, prêt à mijoter un plat

Quand on souhaite savoir d’où remonte sa passion pour la bonne bouffe, M. Da Costa explique qu’elle ne découle pas du passif familial actuel.

« Non, en fait, c’est quand je suis allé pour la première fois, à 18 ans, en Espagne. Là, la gastronomie c’est énorme et ça prend une grande place dans la vie. Ça m’a surpris. À cet âge, quand tu viens du Québec où les plats sont généralement assez simples, ça frappe, mais ce n’était pas dans mes priorités à l’époque où j’étudiais et m’exerçais à mon instrument. Et disons-le, l’accès à la gastronomie mondiale ici, ce n’était pas comme aujourd’hui ! », chante-t-il.

On devine, le soliste a un faible pour les grands plats espagnols, bien qu’il ne cache pas une faiblesse de papilles gustatives pour les plats des autres contrées du globe.

L’humanité au centre de la gastronomie

« Je me suis rendu compte en voyageant qu’il y a tellement de choses à voir, à découvrir et à manger ! Chaque pays a sa particularité en fait. La gastronomie, c’est le miroir de la personnalité des gens. Et plus tu vas dans les pays où les gens prennent le temps de manger, de parler, plus c’est humain. »

Alexandre n’aime pas le fast food soit dit, vite fait. Cependant, les aléas de musicien sur la route ne laissent parfois pas le choix que de flancher.

« Le slow food, mijote-t-il, c’est un investissement de temps, dans la préparation comme dans la présentation et la dégustation avec des gens. J’adore un concert, mais prendre le temps de bien manger après, avec des musiciens ou des gens avec qui je travaille, ça n’a pas de prix, vraiment », résume en fin de conversation celui qui est en répétition pour des concerts dans le cadre du Festival Stradivaria qui s’amorce bientôt.

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