Fabienne Larouche, une fille du Nord derrière Antigang
Par Louis-Philippe Forest-Gaudet (Initiative de journalisme local)
La productrice de la quotidienne Antigang habite Morin-Heights et revendique ses racines laurentiennes. Elle a parlé écriture, téléspectateurs et bonheur au journal Accès, à quelques jours du retour de la série.
La deuxième saison s’installe à ICI Télé dès le 7 septembre, du lundi au jeudi à 19 h. Désormais, Nadine Bismuth n’écrit plus seule. Judith Lussier et Annie Trudel signent aussi des scénarios, tandis que Luc Dionne demeure consultant. « On est ensemble dans le sens que c’est une équipe créative », explique Fabienne Larouche. « C’est la première fois que je travaille comme ça. »
Chaque personne arrive avec sa spécialité. « Il nous fallait absolument quelqu’un qui a bercé dans le milieu policier », dit-elle au sujet d’Annie Trudel. Puis elle ajoute : « Elle a commencé à écrire. Elle est bonne. Formidable! »
Judith Lussier, elle, connaît le rythme d’une quotidienne. En effet, elle a passé cinq ans sur STAT aux côtés de Marie-Andrée Labbé.
Fabienne Larouche relit tout. « Moi, je suis la critique », résume-t-elle. Les histoires se bâtissent ensuite à plusieurs, aussi avec Michel Trudeau. Ainsi, personne n’écrit dans son coin.
Une mafia italienne et un mariage
L’action des épisodes de la première semaine reprend quelques secondes après l’explosion qui a coûté la vie au bébé de la sergente Carolanne Daigneault. Pour la deuxième semaine de diffusion, nous retrouverons les personnages trois mois plus tard. L’escouade se retrouve sous tutelle.
Un nouveau clan entre dans l’échiquier criminel. Romano Orzari, le Nicky Balsamo d’Omertà, incarne l’aspirant parrain Federico Morano, fraîchement sorti de prison. Son fils Luigi est joué par Léonard Giovenazzo.
Le personnage de Petit frère vient ensuite dans la discussion : « C’est un peu la figure unificatrice », dit Nadine Bismuth. Il s’arrangera pour que rien n’éclate trop. Toutefois, Fabienne Larouche glisse un avertissement en riant : « Attache-toi pas trop. »
Une journaliste judiciaire fait aussi son entrée. Catherine De Léan prête ses traits à Valérie Champagne. Enfin, un mariage occupera la troisième semaine, celui de Cédric Murphy et de Marilou Caron.
Le public, oui, mais…
Le public réagit fort depuis la finale d’avril. Pourtant, la productrice se méfie des demandes trop insistantes des spectateurs et spectatrices. « Il faut aussi se fier à son instinct », tranche-t-elle. Cela dit, le public reste sa boussole. « On ne prend jamais pour acquis le téléspectateur, au contraire, on travaille pour lui. Ça a été depuis 35 ans ma folie. Je pense à mes cousines du Lac-Saint-Jean. Je veux les surprendre. Je veux les émouvoir. On veut les faire rire. »

Le Nord, chez elle
Le lien de Fabienne Larouche avec la région ne date pas d’hier. « J’ai commencé à aller faire du ski à Saint-Sauveur, j’avais six ans », raconte-t-elle. Aujourd’hui, elle habite Morin-Heights.
Un détour par l’Estrie n’a rien changé. « Une fille du Nord reste une fille du Nord. Le ski, les conifères, c’est ce que j’aime des Laurentides. » Le quotidien a suivi. « J’ai retrouvé mon nettoyeur, j’ai retrouvé mes restaurants, la crêperie », énumère-t-elle. Puis, plus simplement : « C’est chez nous! »
En collaboration avec France Poirier.