(Photo : gracieuseté – Bibliothèque Monica-C. -Gratton)
Une œuvre de l’artiste adolphine Annie Cantin est mise en valeur par le haut plafond et les grandes fenêtres.

Saint-Adolphe-d’Howard : une bibliothèque où l’on vient pour rester

Par Jean-Simon Guay

Passée du sous-sol de l’hôtel de ville à un bâtiment lumineux offrant près du double d’espace, la bibliothèque Monica-C.-Gratton a remporté le prix Gérard-Desrosiers dans la catégorie construction et agrandissement, destinée aux municipalités de moins de 5 000 habitants.

Remise le 22 octobre au Gala des bibliothèques publiques du Québec, cette distinction s’ajoute au titre de Bibliothèque de l’année décerné en mai par le Réseau BIBLIO des Laurentides.

Pour la responsable, Lyne Hébert, la force du projet réside dans l’ensemble : un bâtiment écologique certifié LEED Or, des espaces accessibles et un lieu où chacun peut se sentir bien. Elle parle d’un « troisième lieu », après la maison et l’école ou le travail.

Les nouveaux locaux, dont la réalisation est datée du 6 septembre 2025 dans le dossier de candidature, occupent 345 m², contre 174 m² auparavant. Le nombre de places assises est passé de 10 à 60.

Ces espaces permettent de diversifier la programmation tout en accueillant différents publics. Des ateliers peuvent se dérouler dans la salle multifonctionnelle, tandis que les rencontres plus importantes occupent un espace plus vaste, comme celle avec Charles Beauchesne le 31 octobre.

« On peut avoir trois activités en même temps », souligne Lyne Hébert.

L’« effet wow » au quotidien

Dans son dossier de candidature, la bibliothèque situe son « effet wow » autant dans la vitalité des lieux que dans leur architecture. Selon les données soumises, la fréquentation hebdomadaire est passée d’environ 140 à plus de 300 usagers. La bibliothèque comptait alors 2 517 abonnés.

La fenestration, le bois et la courbe du toit participent aussi à l’identité du bâtiment. Lyne Hébert explique que cette dernière a été pensée en lien avec le mont Avalanche, dans une volonté d’intégrer la bibliothèque à son environnement.

Mais c’est surtout la possibilité d’habiter les lieux autrement qui ressort de ses propos : venir lire, travailler, participer à un atelier ou rencontrer un artiste.

« C’est toutes des choses qu’on peut faire maintenant qu’on a l’espace. »

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