Hier encore

Par Journal Accès

Hier encore j’avais vingt ans. Je gaspillais le temps en croyant l’arrêter et pour le retenir même le devancer je n’ai fait que courir et je me suis essoufflé…  -Par Josée Pilotte

Ces paroles de Charles Aznavour sont intemporelles tellement elles sont vraies.

Aujourd’hui mes 20 ans sont loin derrière et je suis affolée par le temps qui passe. Je trouve qu’il passe trop vite, le temps. Je voudrais l’arrêter, l’instant d’un moment, d’un souffle, d’un sourire, simplement pour le plaisir de prendre le temps. Juillet est déjà bien entamé; demain l’automne sera à nos portes.

Le Temps file sans qu’on n’ait vu rien passer ou presque. Nos vies, nos jobs, nos envies, nos amours et notre gestion du temps nous le volent.

C’est la vie?

Et bien je ne suis pas certaine de vouloir tenir le rythme de la superwoman bien longtemps. J’ai un petit côté fainéante en moi à entretenir. Et puis, j’ai une tonne de livres qui m’attendent impatiemment, des fleurs à regarder pousser, des arbres et des enfants à embrasser.

Je rigole. C’est que je me suis entendue dire dernièrement que je n’avais plus le temps de lire. Pire, je me suis même entendue dire à Chéri que je n’avais plus le temps de rien faire. Moi ça?! Ben voyons donc! Messemble que j’arrête jamais… une vraie folle!

Oui, Le temps file et je m’affole.

Mon p’tit Lou aura bientôt 13 ans. Déjà.

La semaine dernière il nous a fait sa première crise d’ado: «Je passe «la plus mauvaise» été de ma vie», nous a-t-il lancé avant de claquer la porte de sa chambre… Vous n’avez jamais eu 12 ans, vous z’autres, vous comprenez jamais rien de toute façon!»

On s’est regardés, Chéri et moi, et on en a presque ri.

Hier encore il était assis sagement au bout de la table à faire des legos, maintenant il nous challenge pour aller faire le party à Blainville. On serait-tu rendus vieux nous-autres- là?!

Parce que…

Quand je regarde les vingt et quelques années qui viennent de passer côte-à-côte à s’aimer avec Chéri, je me dis hier encore.

Quand je regarde mes fils devenir des hommes, je me dis hier encore.

Quand je regarde les rides apparaître sur mon visage, je me dis hier encore.

Quand je regarde mon beau grand-papa mourir du haut de ses 91 ans, je me dis hier encore…

Le temps passe trop vite pour ne pas le prendre à contempler le sourire des gens qu’on aime. Le temps passe trop vite pour ne pas apprécier la vie qui passe simplement.

Alors vous m’excuserez, mais je vais caresser le temps et jouer de la vie avec ma famille, mes fils, mon Amour, à visiter d’autres mondes pour quelque temps.

Bon été!

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