(Photo : Courtoisie)
Une partie des sentiers du Parc régional Val-David- Val-Morin a été aménagé pour résister aux impacts des changements climatiques.
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Living Lab Laurentides: Adapter les sentiers aux changements climatiques

Par Marie-Catherine Goudreau

Le Living Lab Laurentides a lancé récemment des formations pour les organismes de plein air. Celles-ci ont comme objectif de rendre les sentiers de la région plus adaptés aux changements climatiques.

Le Living Lab avait fait, en 2019, des projets pilotes dans quatre réseaux de sentiers dans les Laurentides. L’organisme avait formé une quinzaine de personnes. « Ça nous a permis de tester des formations avec l’angle d’adaptation aux changements climatiques », souligne Maurice Couture, coordonnateur du Living Lab Laurentides.

Voyant l’intérêt de la part des organismes de plein air à la suite du projet pilote, le Living Lab a décidé d’ajouter des cours et du contenu. L’organisme souhaitait offrir les formations plus largement dans la région.

Les problèmes de design amplifié

« Ce sont des bénévoles qui ont développé la plupart des sentiers de la région – avec toutes sortes de bonne volonté. Ils n’ont pas été conçus de manière optimale, surtout pour faire face aux phénomènes météo plus extrêmes. On pense à de gros coups d’eau par exemple », explique M. Couture.

Selon le coordonnateur du Living Lab, les changements climatiques amplifient ce problème de design. Par exemple, certains ponceaux ont été prévus pour un volume d’eau, qui n’est plus le même aujourd’hui. « Ça prend de plus gros tuyaux, une meilleure gestion des pentes pour que le ruissellement se fasse mieux. Ce sont des problèmes qui existaient avant, mais que les changements climatiques ont accentués », souligne-t-il.

Même si les réseaux peuvent être très grands, M. Couture croit qu’il faut prioriser les portions les plus utilisées. Ainsi, les secteurs avec plus d’achalandage auront moins de problèmes d’érosion et seront plus faciles à aménager.

« Il y a toute une réflexion à faire pour s’assurer qu’on maintient un bon réseau de sentiers, plus facile à entretenir », affirme M. Couture.

Point de mire : Changements climatiques

Le Living Lab a développé le corpus avec trois fédérations de sports : Rando Québec, Vélo Québec et Ski de fond Québec. Les formations se donneront sur une période de trois ans et principalement durant l’entre-saison, soit à l’automne ou au printemps. Les cours s’adressent autant aux gestionnaires, qu’aux personnes qui travaillent sur le terrain ou aux employés d’une Ville. Les premières formations sont prévues au mois de juin.

Les gestionnaires auront aussi accès à des journées d’accompagnement. Durant celles-ci, un expert du Living Lab pourra se pencher sur des enjeux spécifiques à un réseau avec le gestionnaire. Il pourra par exemple les guider vers le travail prioritaire à faire.

« Au Parc régional de Val-David-Val-Morin, un expert s’est rendu sur les lieux. Ça leur a donné l’idée, aux gestionnaires, de former une équipe qui a fait des améliorations importantes au réseau principal. On s’est dit qu’on allait la répéter avec les intéressés », explique M. Couture.

Sur trois ans, le Living Lab souhaite rejoindre plus de 250 participants, principalement dans les Laurentides. « On va collaborer aussi avec d’autres créneaux en tourisme qui pourraient être intéressés à offrir une formation. »

« Le caractère unique de nos cours, c’est qu’on se concentre sur les changements climatiques », affirme Maurice Couture.« Plusieurs se sentent concernés par ça et en voient les impacts. »

L’organisme a comme objectif d’accompagner des entreprises et des destinations touristiques des Laurentides dans l’identification, le développement et l’expérimentation de solutions concrètes en adaptation aux changements climatiques et en réduction des gaz à effet de serre.

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