Nostalgie Prévost

Par Sandra Mathieu

Ville de Prévost
Un brin d’histoire

Les années 70 et 80 ont été des années fertiles en transformations, mobilisations citoyennes et anecdotes en tous genres pour la Municipalité de Prévost. Découvrez ici quelques faits saillants de cette époque!

Un brin d’histoire

Le Vieux-Prévost dans les années 40.
Carte postale (collection privée Guy Thibault).

Le Vieux-Prévost fut officiellement fondé le 30 septembre 1927. Ce secteur, situé à l’ouest de la rivière du Nord, est alors connu pour son affluence touristique. Ses pentes de ski, ses chalets en location, ses plages ne sont que quelques-uns des attraits de l’ancien village. 1

La fin du train

Au début des années 1970, le P’tit Train du Nord, qui ne pouvait plus concurrencer le transport routier, est retiré du service. Pendant une quinzaine d’années restera le train de marchandises qui se rendait jusqu’à Mont-Laurier.

La fin du train… et une gare à l’abandon.

Au début des années 1980, le poste de chef de gare disparaît, et son logement installé à l’étage du bâtiment est abandonné. La gare de Shawbridge est alors livrée aux vandales qui la saccagent. 2

La fusion

La fusion de Prévost, Shawbridge et Lesage a été entérinée officiellement le 20 janvier 1973, sous le nom de Corporation municipale de Shawbridge.

Sauvons nos gares

C’est dans les années 80 que la population de Prévost se mobilise pour sauver la gare de Prévost.

Cette photo Sauvons nos gares 3 fut prise vers 1985 par le photographe Michel Brodeur, le matin même où la démolition de la gare était prévue. Quelques jours plus tôt, une pétition de 500 noms avait été déposée par le Comité Culture Prévost au conseil municipal de la municipalité afin de sauver la gare, au même titre que l’ancienne école anglophone du village qui avait été convertie en centre culturel et communautaire 10 ans auparavant. Les mordus de la culture et du patrimoine veillaient au grain, tout comme aujourd’hui encore.
Au début des années 1990, le Canadien Pacifique enlève les rails du P’tit Train du Nord. Les fondeurs et les cyclistes prennent d’assaut l’emprise ferroviaire, qui devient par la volonté des citoyens et citoyennes le plus grand parc linéaire en Amérique du Nord.

Train de neige

Après le démantèlement des rails du P’tit Train du Nord,
le train laissera place aux skieurs et cyclistes…

C’est durant la période de 1932 à 1939 que furent tracés pas moins de 1600 kilomètres de pistes balisées en une véritable toile d’araignée entre les
villages des Laurentides. Petit à petit, des structures d’accueil se créèrent pour les amants de la nature hivernale. Nostalgie aidant, le
9 mars 1975, pour fêter le grand Jack Rabbit qui était devenu centenaire, on fera renaître, pour une journée, le train de neige qu’il avait contribué à remplir durant les années 30. L’expérience fut si appréciée qu’en janvier 1978, et pour une durée de quatre saisons, l’on remit en opération le déjà célèbre P’tit Train du Nord 4, à raison de huit semaines par hiver.

L’autoroute des Laurentides

Le péage à la fin des années 1960. Carte postale (collection privée Guy Thibault).

L’arrivée de l’autoroute à Prévost 5, annoncée en 1961, a transformé radicalement le village en 1964. Déjà affaiblie par l’exode des nombreux vacanciers insatisfaits de l’insalubrité des eaux de la rivière du Nord, la situation sera aggravée par la perte des trois pentes de ski devenues inaccessibles. L’autoroute, qui atteindra Sainte-Adèle en 1965 et Sainte-Agathe en 1974, obligera de nombreux travaux d’aqueduc dans le village de Prévost et au démantèlement définitif des rails du Canadien National, un tracé dont les seuls vestiges demeurent les piliers qui servaient à franchir la rivière du Nord et les contreforts de béton encore visibles le long de l’actuelle route 117, près de Sainte-Anne-des-Lacs. Marc Gagnon, dernier maire du village démantelé, a travaillé comme péager de l’autoroute, tandis qu’un de ses ingénieurs, Claude Hotte, deviendra maire du Prévost fusionné en 1982.

L’église catholique de Lesage

Outre son premier curé, l’abbé Hormisdas Papineau, l’église aura une dizaine de curés jusqu’en 1980. Ce seront ensuite des agents de pastorale qui assumeront les services paroissiaux. D’après le répertoire des mariages colligés en 1984 par Serge Laliberté, de 1925 à 1975, ce seront près de quatre cents mariages qui seront célébrés dans la paroisse, mais la diminution de la pratique religieuse complique de plus en plus les finances de la Fabrique; et en 2009, après y avoir tenu quelques réunions, la Municipalité de Prévost achète l’église, qui désormais servira aussi de salle pour différents spectacles.
 

Merci à Johnny Girard, président du comité de la gare de Prévost, et à Gleason Théberge, Nicole Deschamps, Guy Thibault et Cynthia Desruisseaux qui ont tous contribué aux archives de www.monmuseevirtuel.ca
Merci également à Linda Desjardins, coordonnatrice  au Comité de la gare de Prévost.
Infos : www.inter-actif.qc.ca/garedeprevost/hist.htm
www.monmuseevirtuel.ca

1 commentaire

  1. C’est vraiment apprécié ce petit résumé et parcours historique!! Cela rappelle de très beaux souvenirs et merci des mentions! Ce fut une période très captivante du point de vue «patrimoine et culture» à Prévost dans les années ’80 et ’90 comme vous le mentionnez. Le comité Culture Prévost rassemblait tous les artistes, innovateurs(trices) visionnaires et les «culturels»… c’était vraiment le fun!! (même si nous luttions pour faire connaitre la culture dans ces années-là..). Bravo et merci!!!

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