Des bénévoles à l’affût des aînés vulnérables
Par Jean-Simon Guay
À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la maltraitance des personnes aînées, l’Entraide bénévole des Pays-d’en-Haut rappelle qu’un simple changement de comportement peut parfois révéler une situation de vulnérabilité.
Dans la MRC des Pays-d’en-Haut, ce travail de vigilance repose en grande partie sur un réseau de quelque 280 bénévoles ainsi que sur deux intervenants de milieu pour aînés vulnérables (ITMAV), présents dans les différentes municipalités du territoire. « Nos 280 bénévoles sont nos yeux et nos oreilles », résume la directrice générale de l’organisme, Marie-Josée Chabot.
Des yeux et des oreilles sur le terrain
Chaque semaine, ces bénévoles accompagnent des citoyens plus âgés à des rendez-vous médicaux, effectuent des visites ou offrent différents services de soutien. Ce contact privilégié leur permet souvent de remarquer des signes qui pourraient autrement passer inaperçus.
Une personne qui ne sort plus de chez elle, qui semble perdre de l’autonomie, qui s’alimente moins bien ou qui traverse difficilement un deuil peut parfois avoir besoin d’aide sans savoir vers qui se tourner.
Selon Mme Chabot, l’isolement demeure l’un des principaux facteurs de risque. « Il faut qu’on en parle parce qu’il y a trop de personnes qui ont des besoins qu’on ne voit pas », affirme-t-elle.
Un accompagnement discret, mais essentiel
Lorsqu’une situation préoccupante est signalée, les intervenants de milieu rencontrent la personne concernée afin d’évaluer ses besoins et de l’orienter vers les ressources appropriées.
La question de la maltraitance et de la vulnérabilité était d’ailleurs au cœur d’une marche de sensibilisation organisée par le comité maltraitance de la Table régionale des aînés des Pays-d’en-Haut. L’activité, prévue le 14 juin, a toutefois dû être annulée en raison de la pluie.
Pour l’Entraide bénévole, mieux repérer les signes de vulnérabilité permet souvent d’intervenir avant que l’isolement ne s’installe.